Le secteur du transport maritime s'est retrouvé sous les feux des projecteurs pendant le blocage du canal de Suez. Si les gains sont restés limités dans un contexte boursier chahuté, cela a rappelé aux marchés l'importance du fret maritime. Un secteur longtemps méprisé par les investisseurs au point qu'un certain Marc Saverys décida en 2015 de retirer CMB de la Bourse de Bruxelles après p...

Le secteur du transport maritime s'est retrouvé sous les feux des projecteurs pendant le blocage du canal de Suez. Si les gains sont restés limités dans un contexte boursier chahuté, cela a rappelé aux marchés l'importance du fret maritime. Un secteur longtemps méprisé par les investisseurs au point qu'un certain Marc Saverys décida en 2015 de retirer CMB de la Bourse de Bruxelles après plus d'un siècle de cotation. Etant donné qu'Exmar a diversifié ses activités, Euronav est le dernier armateur à 100% coté sur Euronext Bruxelles. Leader des tankers pétroliers, il n'est clairement pas celui à qui la crise du canal du Suez profite le plus. En effet, le marché de ces tankers est très volatil et bondit surtout quand les prix sur les marchés pétroliers incitent les investisseurs à louer des navires pour stocker du pétrole. Par contre, le prix pour transporter un container de 40 pieds de la Chine vers l'Europe a atteint 8.000 dollars la semaine dernière, quatre fois plus qu'il y a un an. Une évolution qui a débuté bien avant le blocage du canal de Suez. On peut tout d'abord épingler une certaine désorganisation depuis la reprise du commerce international avec des containers dans les ports européens ou américains et des marchandises à expédier en Asie. Ensuite, la mondialisation a pleinement repris. Les exportations de la Chine ont même atteint de nouveaux records début 2021 sur fond de forte demande pour les équipements médicaux et technologiques. Enfin, les frais de livraison ne semblent pas rebuter les acheteurs. Le transporteur Matson, qui applique des tarifs plus élevés pour des livraisons rapides avec de plus petites navires de la Chine à Los Angeles, a même doublé ses capacités. Ce qui fait les affaires de l'armateur danois AP Møller Maersk ou de son concurrent allemand Hapag-Lloyd.