Il y a cinq ans, ils n'étaient que 39. Quatre ans plus tard, ils sont près du double à préférer exercer leur métier aux Pays-Bas plutôt qu'en Flandre où, pourtant, le manque d'enseignants se fait chaque...

Il y a cinq ans, ils n'étaient que 39. Quatre ans plus tard, ils sont près du double à préférer exercer leur métier aux Pays-Bas plutôt qu'en Flandre où, pourtant, le manque d'enseignants se fait chaque jour un peu plus criant. Et cela, à tous les niveaux. Dans l'enseignement fondamental, il devrait manquer 3.000 personnes environ en 2020 et le double en 2024, selon les estimations de Hilde Crevits, ministre flamande de l'Enseignement. Les désertions, en effet, se multiplient. Dans le secondaire, 44 % de ceux qui ont embrassé la profession en 2011-2012 l'ont abandonnée depuis. Pour le primaire et le maternel, les pourcentages correspondants s'élèvent respectivement à 26 % et 25 %. En cause, la pression du travail ainsi que " la surcharge émotionnelle " du métier mais, plus encore, la trop longue attente d'une nomination définitive. Cette nomination intervient en effet beaucoup plus rapidement aux Pays-Bas. De meilleures conditions de travail et une politique active de recrutement y font le reste.