Soucieux de ne pas pénaliser les entreprises locales, le gouvernement flamand avait choisi en 2016 de limiter autant que possible les tronçons routiers soumis à péage. Résultat : les transporteurs ont massivement privilégié les routes alternatives qui, bien évidemment, traversent des zones plus urbanisées. D...

Soucieux de ne pas pénaliser les entreprises locales, le gouvernement flamand avait choisi en 2016 de limiter autant que possible les tronçons routiers soumis à péage. Résultat : les transporteurs ont massivement privilégié les routes alternatives qui, bien évidemment, traversent des zones plus urbanisées. Des études menées sur quelque 450 tracés ont amené le gouvernement flamand à soumettre 150 nouveaux km à péage. Dans d'autres cas, le remède pourrait se révéler pire que le mal avec un trafic routier se déplaçant vers des zones plus densément peuplées encore. D'où la nécessité d'entamer un certain nombre de travaux d'infrastructure et de prévoir de nouveaux stimulants pour le rail et surtout la voie d'eau, tous deux susceptibles de désengorger les routes. La Flandre possède en effet 1.100 km de voies navigables. Ce qui, compte tenu de sa superficie, est énorme et constitue un atout d'autant plus remarquable que, selon Ben Weyts, ministre flamand des Transports, 80 % des entreprises sont situées à moins de 10 km d'une voie d'eau. Pour inciter les transporteurs à s'engager dans cette voie, le gouvernement avait promis de prendre en charge tout ou partie de la taxe de circulation des poids lourds ainsi retirés de la route, mais avait posé de telles exigences administratives qu'aucun camion n'en avait finalement bénéficié. Pour pallier ce problème, le gouvernement a décidé d'assouplir les conditions de remboursement de cette taxe de circulation pour inciter davantage de camions à emprunter ces voies d'eau. Guillaume Capron