Aux Brigittines bruxelloises, l'été s'interrompt chaque année aux deux tiers du mois d'août pour un précoce festival de rentrée : 12 spectacles dont 11 premières belges. Toujours à la pointe de la nouveauté, le Centre d'art contemporain du mouvement de la Ville ...

Aux Brigittines bruxelloises, l'été s'interrompt chaque année aux deux tiers du mois d'août pour un précoce festival de rentrée : 12 spectacles dont 11 premières belges. Toujours à la pointe de la nouveauté, le Centre d'art contemporain du mouvement de la Ville de Bruxelles (sic) précise ses intentions 2019 : " Le réel et ses réseaux plombent. Une certaine force nous est requise à tous pour résister à cette influence pernicieuse ". La danse comme force de contestation, ce n'est pas récent - Merce Cunningham la pratiquait déjà dans les années 1950 - mais elle n'a jamais sans doute pris autant de formes. Celle d'Ambra Senatore prend cinq personnages qui se croisent dans des pièces communiquantes sans cloison. Un drôle de huis clos, intime et irrationnel (16 et 17 août). Plus frappant, au sens physique, deux danseurs de la mini-compagnie Malika Djardi rejouent à leur manière l'histoire d'Adam et Eve dans une version contemporaine grinçante et loufoque (21 et 22 août). A voir aussi: Transfiguration d'Olivier de Sagazan. Ce spectacle solitaire impressionne par son esprit - l'exploration de la métamorphose - et la transformation de l'auteur-danseur devenant une sorte d'animal monstrueux, garanti spectaculaire (30 et 31 août).