Selon les analystes, à l'horizon 2050, le poids économique des pays BRICS (acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pourrait dépasser celui des actuels pays les plus riches du monde réunis. Ensemble, les cinq pays BRICS couvrent aujourd'hui plus d'un quart de la superficie de notre planète et représentent plus de 40 % de la population mondiale. Ils affichent un PIB nominal conjoint de 16.500 milliards de dollars américains, soit environ 22 % du produit brut mondial (" global GDP "). D'après la Banque mondiale, la croissance moyenne des BRICS s'établira cette année à 5,3 %.
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Selon les analystes, à l'horizon 2050, le poids économique des pays BRICS (acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pourrait dépasser celui des actuels pays les plus riches du monde réunis. Ensemble, les cinq pays BRICS couvrent aujourd'hui plus d'un quart de la superficie de notre planète et représentent plus de 40 % de la population mondiale. Ils affichent un PIB nominal conjoint de 16.500 milliards de dollars américains, soit environ 22 % du produit brut mondial (" global GDP "). D'après la Banque mondiale, la croissance moyenne des BRICS s'établira cette année à 5,3 %. Les pays BRICS ne forment pas un ensemble homogène. Ils sont rarement d'accord sur le cap économique à tenir. Cela a été à nouveau confirmé lors du sommet annuel qui s'est tenu dans la ville chinoise de Xiamen du 3 au 5 septembre. Lors de son allocution d'ouverture, le président chinois Xi Jinping a souligné qu'une croissance mondiale n'est possible que si les pays collaborent davantage. Autrement dit, les pays en développement et les économies émergentes doivent être plus impliqués dans les projets à grande échelle. Les cinq pays BRICS devraient être plus ouverts les uns aux autres, multiplier leurs points de convergence et opter pour une approche globale. Reste à joindre les actes à la parole. Car les pays BRICS présentent bien plus de différences que de similitudes. De plus, des voix s'élèvent pour encore étendre le groupe, ce qui ne rendrait pas plus simple leur collaboration. Les nouvelles accusations portées contre le président Temer pourraient mettre en péril la fragile reprise de la confiance dans l'économie brésilienne. Pareille incertitude politique est un ennemi redouté des investisseurs. D'autre part, le président Temer a pu mettre en oeuvre de nouvelles réformes, notamment celle du marché du travail. La confiance des entreprises et des consommateurs pourrait se redresser rapidement et les prévisions de croissance pour cette année et la prochaine sont favorables. L'inflation évolue tout aussi bien. Elle s'établit à son plus bas niveau depuis 1999. Le taux s'élève aujourd'hui à 9,25 %, mais on s'attend à une nette baisse avant la fin de l'année encore, peut-être sous les 8 %. Cela pourrait donner un coup de fouet à la croissance économique l'an prochain. La Banque centrale russe a récemment procédé à une nouvelle baisse de son taux de base de 50 points de base, à 8,5 %. Le cours du rouble est ainsi sous pression. Pour stimuler la croissance économique, de nouvelles baisses des taux sont possibles. Pour cette année, on table sur une croissance du PIB de 2,2 %. Le rouble a perdu 6 % depuis le 1er janvier. Ceux qui veulent profiter d'un nouveau recul peuvent opter pour l'obligation 2020 de la Banque européenne d'investissement (BEI), assortie d'un coupon fixe de 6 %. Elle est disponible en coupures de 50.000 roubles (environ 724 euros) et est cotée à 98,59 %. Note AAA chez Moody's etchez Fitch. L'Inde a également abaissé son taux directeur le mois dernier, de 25 points de base, à 6 %. De nouvelles baisses sont possibles. Le taux de croissance est en effet décevant, à 6,1 %. L'inflation, en revanche, est sous contrôle (2,4 %). Le bilan de la plupart des banques est fragile. Environ 10 % des prêts bancaires constitueraient des créances douteuses ou compromises. Et aucune amélioration n'est à attendre à court terme. Une recapitalisation des banques par l'État serait une solution, mais n'est pas possible pour des raisons budgétaires. Pourtant, la roupie indienne est l'une des monnaies les plus fortes d'Asie. Elle reste même relativement stable par rapport à l'euro. Et l'Inde est le grand pays qui enregistre la croissance la plus rapide. La monnaie est donc très populaire auprès des investisseurs. Scotiabank, Goldman Sachs Group Inc. et BlackRock Inc. sont unanimement positives concernant la roupie. Pour autant, nous ne vous recommandons pas de vous jeter dans l'aventure indienne. La prudence reste de mise. Ceux qui en sont conscients peuvent se tourner vers International Finance Corporation. L'obligation court jusqu'au 30 octobre 2018 et porte un coupon de 6,45 %. L'émetteur n'est pas noté ! L'obligation (6 % - 2021) d'Asian Development Bank qui affiche un rendement annuel de 5,90 % peut également être envisagée. Elle est assortie d'une note AAA chez Standard & Poor's et est disponible en coupures de 10.000 roupies (environ 138 euros). Le remboursement et le versement de coupons s'effectuent en euro. L'économie chinoise a enregistré une croissance de 6,70 % l'an dernier. Elle n'avait pas été aussi faible depuis 26 ans. Pour cette année, le FMI table sur un taux de croissance identique. Les marchés financiers s'inquiètent cependant de l'énorme endettement (260 % du PIB) sur lequel l'économie chinoise repose. Pour la première fois depuis 1989, Moody's a revu à la baisse la note de la République populaire de Chine (d'Aa3 à A1). Cela reste toutefois très acceptable. Ceux qui veulent investir en yuan peuvent le faire au travers d'une obligation de Deutsche Bank/Singapore qui arrive à échéance le 19 mai 2022, pour un coupon de 4,30 %. Elle est disponible en coupures d'un million de yuans (environ 131.000 euros). À un cours de 99,95 % de la valeur nominale, le rendement s'établit à 4,32 %. Le versement des coupons et le remboursement à l'échéance des obligations en yuan s'effectuent toujours en euro. Pour les obligations en rand sud-africain, nous vous renvoyons à notre analyse du 28 septembre dernier. Pour mémoire, les trois principales agences de notation précitées maintiennent une perspective négative. Elles mettent en garde contre l'agitation politique et la faiblesse de l'économie. En revanche, ces obligations offrent un rendement attrayant, même pour les débiteurs de qualité supérieure.