Grâce à sa victoire à l'Abu Dhabi Championship, Thomas Pieters a logiquement revu ses objectifs annuels à la hausse. Certes, il va rester fidèle au circuit européen, rebaptisé DP World Tour, mais grâce à son statut de top 50 mondial, il va évoluer bien davantage aux Etats-Unis. Avec le Masters d'Augusta (7-10 avril) en point de mire, le joueur anversois devrait ainsi participer au Players Championship sur le TPC Sawgrass (10-13 mars) et au WGC Match-Play d'Austin (23-27 mars). Il pourrait également recevoir des wil...

Grâce à sa victoire à l'Abu Dhabi Championship, Thomas Pieters a logiquement revu ses objectifs annuels à la hausse. Certes, il va rester fidèle au circuit européen, rebaptisé DP World Tour, mais grâce à son statut de top 50 mondial, il va évoluer bien davantage aux Etats-Unis. Avec le Masters d'Augusta (7-10 avril) en point de mire, le joueur anversois devrait ainsi participer au Players Championship sur le TPC Sawgrass (10-13 mars) et au WGC Match-Play d'Austin (23-27 mars). Il pourrait également recevoir des wild cards pour le Genesis Invitational de Los Angeles (17-20 février) et pour l'Arnold Palmer Invitational d'Orlando (3-6 mars). Autant de rendez-vous prestigieux qui devraient lui permettre d'encore largement progresser au ranking mondial où il occupe actuellement le 31e rang. A ce jour, son meilleur classement date de 2017 avec une 23e place. "J'espère pouvoir grimper plus haut encore. En cinq ans, mon niveau de jeu s'est nettement étoffé dans tous les secteurs. Mais c'est le cas pour de nombreux joueurs. Chaque tournoi est un vrai défi", confie-t-il. Thomas Pieters n'a rien perdu de son ambition. Au contraire. Mais il évite désormais sagement les déclarations trop arrogantes. Au fond de lui, il espère toujours remporter des majors et - pourquoi pas? - fréquenter le top 10 mondial. Mais il ne le clame plus haut et fort. Ce changement s'inscrit dans une évolution plus globale. A juste 30 ans, il a acquis une nouvelle maturité. Et cela se ressent clairement dans son jeu. "Je suis plus posé, plus tranquille, dit-il. Avant, je pouvais rater des putts d'un mètre lors de moments importants en raison de petites contrariétés. J'étais trop perfectionniste et trop colérique. Cela m'a fait perdre pas mal de tournois. Là, je suis plus calme. Je relativise davantage." Parallèlement, grâce notamment à son travail dans le petit jeu avec Jérôme Theunis et à un nouveau putter, il a acquis une très grande régularité sur les greens. C'est d'ailleurs dans ce secteur qu'il a fait la différence à Abou Dhabi. On sait de longue date qu'en puissance athlétique et en talent pur, Pieters a le niveau des premiers. Jusqu'ici, il n'avait pas réussi à totalement exploiter son potentiel. Là, il est clairement dans un momentum qui pourrait lui permettre de franchir plusieurs paliers. Le public belge attend en tout cas avec impatience sa venue au Soudal Open qui aura lieu sur le parcours anversois de Rinkven en mai prochain. Le tournoi est programmé une semaine avant le PGA Championship de Tulsa, deuxième Grand Chelem de l'année. Mais il a d'ores et déjà confirmé sa présence.