Délaissant le Théâtre Royal de Namur, le festival créé par Benoît Poelvoorde se rabat sur deux lieux de culte (l'église Saint-Loup et la cathédrale Saint-Aubain) qui, pour l'occasion, pratiqueront un autre genre de bonne parole. Avec une jauge modeste de 100 personnes par événement, sans doute atteinte pour la " grande lecture " par l'actrice belge Catherine Salée, d' Avant que j'oublie, premier roman haut...

Délaissant le Théâtre Royal de Namur, le festival créé par Benoît Poelvoorde se rabat sur deux lieux de culte (l'église Saint-Loup et la cathédrale Saint-Aubain) qui, pour l'occasion, pratiqueront un autre genre de bonne parole. Avec une jauge modeste de 100 personnes par événement, sans doute atteinte pour la " grande lecture " par l'actrice belge Catherine Salée, d' Avant que j'oublie, premier roman hautement biographique d'Anne Pauly qui raconte un père attachant mais problématique (28 août). L'excellent Reda Kateb - récemment vu dans Hors Normes - s'attaque, lui, au romancier américain Richard Ford et à Entre eux, ouvrage également traversé par l'ombre parentale (29 août). Troisième grande lecture, au genre radicalement différent : l'actrice Dominique Reymond, formée au théâtre par Antoine Vitez, s'empare d'une histoire qui frôle le fantastique, Le mur invisible de l'Autrichienne Marlen Haushofer (29 août). Et nous emmène, littéralement, dans une forêt, peut-être pas complètement métaphorique, dont il est difficile de sortir. Parmi les sept autres lectures, on coche celle de Fabrice Murgia, comédien et directeur du National, qui parcourt Chroniques d'une station-service d'Alexandre Labruffe (29 août). Difficile de ne pas mentionner la venue de Yoann Blanc, révélé par La trêve, qui nous plonge dans Les enfants des autres, récit multipliant les suspens, signé Pierric Bailly : " thriller où le doute devient le principe même de la narration " (29 août). Au rayon musique, l'Intime se concentre là aussi sur moins de performances. Il en reste une, mais pas n'importe laquelle puisqu'elle est proposée par le saxophoniste et compositeur Fabrizio Cassol. Le frontman d'Aka Moon et instigateur de nombre de musiques pour les chorégraphies dansées d'Alain Platel, explore une formule peu entendue via un trio formé avec l'accordéoniste Philippe Thuriot et le violoniste Tcha Limberger, perpétuant la grande tradition manouche façon Django Reinhardt (30 août).