Ces dernières semaines, les métaux de base ont le vent en poupe. Une demande en hausse et une offre limitée ont porté l'indice du London Metal Exchange (LME) à son plus haut niveau des deux dernières années. Le bal est mené par le zinc, qui a dépassé le cap des 3000 dollars pour la première fois depuis novembre 2007, et a poursuivi sa progression depuis lors.
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Ces dernières semaines, les métaux de base ont le vent en poupe. Une demande en hausse et une offre limitée ont porté l'indice du London Metal Exchange (LME) à son plus haut niveau des deux dernières années. Le bal est mené par le zinc, qui a dépassé le cap des 3000 dollars pour la première fois depuis novembre 2007, et a poursuivi sa progression depuis lors. L'an dernier, le prix du zinc s'est accru de 60 %, et cette année, il a encore gagné en vigueur. La Chine est de loin le principal acteur du secteur mondial du zinc. Le pays représente 40 % de la demande de ce métal et environ la moitié de l'offre de la production minière. Du fait d'un déficit de minerais, la production chinoise de zinc raffiné a reculé en juillet à son plus faible niveau depuis 2014. Cette pénurie est partiellement artificielle, en ce qu'elle résulte de réglementations plus strictes en matière environnementale. En 2016, Glencore a réduit sa capacité de production d'un tiers, ou 500.000 tonnes. Cela correspondait à environ 4 % de l'offre globale. Il n'est pas impensable que Glencore relance ses mines à présent que le prix a plus que doublé depuis début 2016. Jusqu'à l'an dernier, la hausse des cours du zinc était surtout portée par l'offre. Ces derniers mois, le marché est plutôt porté par la demande. Le dollar en baisse joue également un rôle important dans la hausse des prix des métaux. L'indice du dollar américain, qui affichait encore son plus haut niveau depuis 2002 en début d'année 2017, a déjà perdu 9 % depuis le début de l'année. À court terme, le prix du zinc pourrait bien encore augmenter, mais après une hausse de cette ampleur, une correction s'impose, ou à tout le moins une consolidation. Non convaincus de la durabilité de la hausse des prix, plusieurs gestionnaires de fonds spéculatifs se positionnent en conséquence. Un tracker inverse du Britannique ETF Securities s'échange sur le London Stock Exchange (en dollar) : l'ETF S 1x Daily Short Zinc (ISIN JE00B24DKS68). Rappelons que l'objectif du tracker inverse (ou short) est d'obtenir un rendement inverse à celui de la valeur sous-jacente. Si le rendement baisse de 2 %, la valeur du tracker inverse augmente de 2 %. C'est donc en réalité un turbo short avec un levier 1. Il s'agit ici d'un tracker synthétique. La corrélation inverse avec la valeur sous-jacente est obtenue au travers de contrats de swap conclus avec d'autres contreparties financières. Le zinc n'est donc pas physiquement négocié.