Depuis le 6 septembre, les téléspectateurs belges de TF1 voient enfin des publicités " qui leur parlent " sur leurs écrans. " Nous n'avons fait que corriger une anomalie du marché, précise Gilles Pélisson, PDG de la chaîne privée. Pourquoi TF1, qui représente 19 % de parts de marché en Belgique, ne...

Depuis le 6 septembre, les téléspectateurs belges de TF1 voient enfin des publicités " qui leur parlent " sur leurs écrans. " Nous n'avons fait que corriger une anomalie du marché, précise Gilles Pélisson, PDG de la chaîne privée. Pourquoi TF1, qui représente 19 % de parts de marché en Belgique, ne pourrait-il pas lui aussi monétiser cette audience, alors qu'un acteur luxembourgeois détenu par des Allemands (traduisez RTL Belgique, Ndlr) peut le faire ? " Entre TF1 et le groupe RTL, la guerre est aujourd'hui déclarée. Après un feuilleton à multiples rebondissements, la chaîne française a finalement choisi la régie flamande Transfer pour commercialiser ses écrans publicitaires à destination des annonceurs belges et elle ne fera plus aucun cadeau à ses rivaux. En Belgique, le marché de la publicité télévisée pèse quelque 165 millions d'euros nets absorbés à 90 % par le duo RTL-RTBF. Détenant les deux tiers de ce gâteau publicitaire, RTL Belgique a le plus à perdre dans cet affrontement inédit étant donné qu'il vit exclusivement de la publicité et que sa cible commerciale est très proche de celle de TF1. Certes, les experts du secteur ne sont pas encore unanimes à propos de l'impact financier qu'aura la chaîne française sur les recettes respectives de la RTBF et de RTL Belgique, mais la fourchette de 15 à 25 millions annuels est généralement citée. De quoi bouleverser l'écosystème audiovisuel belge et forcer l'état-major de RTL House à se réinventer pour limiter la casse.