Trente-neuf projets, chiffre 2019, pour le plus transversal des festivals contemporains belges, dédié aux arts du spectacle que sont le théâtre, la danse et la performance, et désormais ouvert au cinéma et aux arts plastiques. Si le centre des activités est situé au nouveau Recyclart, rue de Manchester à deux pas du canal à Molenbeek, ce n'est pas un hasard : le Kunsten cherche aussi les lieux en changement qui, p...

Trente-neuf projets, chiffre 2019, pour le plus transversal des festivals contemporains belges, dédié aux arts du spectacle que sont le théâtre, la danse et la performance, et désormais ouvert au cinéma et aux arts plastiques. Si le centre des activités est situé au nouveau Recyclart, rue de Manchester à deux pas du canal à Molenbeek, ce n'est pas un hasard : le Kunsten cherche aussi les lieux en changement qui, peut-être, dessinent un commun avenir dans de nouvelles topographies urbaines. Y compris en inaugurant la Free School dont les activités - gratuites - interrogent diverses notions d'apprentissage via des ateliers. Par exemple sur la spéculation en science-fiction ou encore le réaménagement des espaces nocturnes. Le spectacle d'ouverture est une exceptionnelle entreprise musicale inspirée de l'oeuvre d'Hildegard von Bingen, musicienne et mystique du Moyen-Age : Symphonia Harmoniae Caelestium Revelationum réinterprète trois heures durant l'oeuvre de la compositrice, dans l'enceinte des Brigittines (du 10 au 19 mai). Si vous êtes davantage tenté par le silence, Conservation Without Words propose, au QG du festival, Recyclart, de partager l'espace en trois groupes de spectateurs pour une conversation menée sans mots ! Mais qui inclut un dîner (10, 21, 22, 23, 28, 29 et 30 mai). Du dénuement de mots à la nudité, A invencao da maldade, présenté à Kanal-Centre Pompidou, raconte la vision dansée de Marcelo Evelin de son Brésil natal en pleine tourmente politico-sociale (du 10 au 13 mai). Impressions tropicales toujours, avec 100% Pop, hommage à la Jamaïcaine Grace Jones dans une performance à La Raffinerie combinant voix, danse et musique. Il s'agit du second volet de l'émancipation du corps noir qui combine les sons zimbabwéens de l'actrice Nora Chipaumire et les titres popularisés par Miss Jones (10 au 12 mai). Et puis dans le décor de La Monnaie, s'installera Close Encounters qui, sur base d'échanges réels entre jeunes étudiants, raconte les façons adolescentes de parler d'amour (18 mai).