C'est finalement le favori qui l'a emporté. Le Portugais Mario Centeno a en effet été choisi par les autres ministres des Finances de la zone euro, devant notamment le Luxembourgeois Pierre Gramegna, pour être le nouveau président de l'Eurogroupe. A ce poste, Mario Centeno succède au Néerlandai...

C'est finalement le favori qui l'a emporté. Le Portugais Mario Centeno a en effet été choisi par les autres ministres des Finances de la zone euro, devant notamment le Luxembourgeois Pierre Gramegna, pour être le nouveau président de l'Eurogroupe. A ce poste, Mario Centeno succède au Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, contraint quant à lui de céder sa place après deux mandats, suite à la débâcle de son parti aux dernières élections législatives aux Pays-Bas. Elu pour un mandat de deux ans et demi, le Portugais aura la délicate tâche dès le mois de janvier de présider les réunions mensuelles des grands argentiers de la zone euro et de mener à bien les travaux visant à réformer cette dernière (achèvement de l'Union bancaire, etc.). Bien que novice en politique, ce professeur d'économie âgé de 50 ans, diplômé de Harvard, ancré à gauche mais souvent taxé de " libéral ", ne manque néanmoins pas de qualités pour le job. Celles-ci ont d'ailleurs été saluées comme il se doit, y compris par l'ancien ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, chantre de l'orthodoxie budgétaire, qui n'a pas hésité à le surnommer en mai dernier " le Cristiano Ronaldo de la zone ". Il est vrai qu'avant de faire son entrée au gouvernement de Lisbonne en 2015 en tant que ministre des Finances, l'homme a fait l'essentiel de sa carrière au sein de la banque centrale du Portugal, pays périphérique de la zone euro qui fait aujourd'hui partie des bons élèves de la classe européenne.