Comme ses concurrents, le groupe Anglo-Eastern Plantations (" AEP ") a vu sa production d'huile de palme se redresser au premier semestre, après le repli de l'an dernier dû aux caprices de la météo. Sa production propre de fruits de palmiers a progressé de 15 %, de 378.400 à 436.900 tonnes (+20 % au premier trimestre). Traditionnellement, AEP rachète des fruits aux agriculteurs locaux. Ces rachats ont progressé au premier semestre de 84 %, à 486.300 tonnes, ce qui a permis aux six entités de transformation du groupe de traiter un total de 912.200 tonnes de fruits (+45 %). La production d'huile de palme s'est accrue dans une mesure légèrement moindre, en ...

Comme ses concurrents, le groupe Anglo-Eastern Plantations (" AEP ") a vu sa production d'huile de palme se redresser au premier semestre, après le repli de l'an dernier dû aux caprices de la météo. Sa production propre de fruits de palmiers a progressé de 15 %, de 378.400 à 436.900 tonnes (+20 % au premier trimestre). Traditionnellement, AEP rachète des fruits aux agriculteurs locaux. Ces rachats ont progressé au premier semestre de 84 %, à 486.300 tonnes, ce qui a permis aux six entités de transformation du groupe de traiter un total de 912.200 tonnes de fruits (+45 %). La production d'huile de palme s'est accrue dans une mesure légèrement moindre, en l'occurrence de 39,7 %, à 187.400 tonnes, en conséquence d'une baisse du pourcentage d'extraction des fruits de 21,2 à 20,5 %. À 740 dollars la tonne, le prix moyen de l'huile de palme était de 10,8 % supérieur à celui de l'an dernier au premier semestre (668 dollars), ce qui a contribué à catapulter le chiffre d'affaires (CA) du groupe 71 % plus haut, de 86 à 146,9 millions de dollars. Le bénéfice brut récurrent hors revalorisation des actifs biologiques a évolué plus favorablement encore : de 130 %, à 35 millions de dollars. Cela correspond à une hausse de la marge de bénéfice brut récurrent de 17,7 à 23,9 %. Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT) s'est hissé de 10,2 à 30,2 millions de dollars, et le bénéfice net récurrent, de 8,5 à 23,4 millions. En considérant la revalorisation des actifs biologiques (-0,1 million de dollars, contre +2,5 millions l'an dernier), on note une augmentation de 11 millions de dollars, à 23,3 millions, ou par action, de 20,29 à 45,97 centimes de dollar (+127 %). La position de trésorerie nette a encore gonflé, de 57,4 millions de dollars fin juin 2016 à 91,8 millions. La zone cultivée a progressé au premier semestre de 781 hectares, à 67.592 hectares. En juin, AEP a démarré un programme de replantation de 1700 hectares à Nord-Sumatra (en Indonésie). Le groupe dispose encore d'une zone non cultivée de 61.200 hectares, dont quelque 45.000 hectares sont cultivables. Après deux années fabuleuses où AEP a considérablement étendu ses activités (+7580 hectares en 2010 et +4800 hectares en 2011), le rythme de croissance annuel moyen a reculé ces dernières années à quelque 2000 hectares. Fin 2016, 82 % des palmiers du groupe étaient matures et n'avaient en moyenne que 11 ans. La croissance de la production est dès lors assurée pour la décennie à venir. Pour financer sans dette les extensions futures - coût moyen de 10.000 dollars par hectare -, AEP économise sur le dividende. Cette année, le groupe a cependant augmenté le dividende brut à 3 pence par action. Après une interruption d'une année, AEP a réintégré le FTSE Small Cap et le FTSE All Share le 1er juin. L'action consolide après une période de hausse. Les récentes transactions d'achat à un prix situé entre 10.000 et 15.000 dollars l'hectare confirment la sous-valorisation d'AEP de 75 à 150 % par rapport à ses pairs. Même en tenant compte de la légère baisse de la productivité, cette sous-valorisation reste élevée. Nous confirmons le conseil d'achat.Conseil : digne d'achat Risque : moyen Rating : 1B Paru sur initiedelabourse.be le 8 septembreLes récentes transactions d'achat confirment la sous-valorisation de l'action.