C'est peu dire que les vignerons vivent des moments difficiles. En Italie, la fermeture des bars et des restaurants pour cause de pandémie a réduit les ventes q...

C'est peu dire que les vignerons vivent des moments difficiles. En Italie, la fermeture des bars et des restaurants pour cause de pandémie a réduit les ventes quasiment à néant. Et l'export ne peut pas compenser puisque l'horeca est à l'arrêt pratiquement partout. Ainsi, les ventes de barolo, le fleuron de la production viticole, ont chuté de 90 %. Pour le prosecco, c'est encore pire. Le pétillant, très en vogue notamment en Belgique ou en Grande-Bretagne où il se vend mieux que le champagne, s'accumule dans les cuves et risque d'y rester jusqu'à la prochaine vendange. Comme la France et l'Espagne, l'Italie a donc fait une demande d'ouverture de la distillation pour un milliard de litres supplémentaires. De là à ce que le prosecco finisse en gel hydroalcoolique, il n'y a qu'un (triste) pas.