Le constructeur low cost Dacia, membre du groupe Renault, fait sa révolution électrique, réduisant le coût de la technique pour la rendre accessible aux classes populaires. Le tarif débute à 17.000 euros, contre 20.000 euros pour la plus petite Renault Twingo électrique ou 32.000 euros pour une Zoe à peine plus grande. Bien sûr, cela passe par un véhicule très bas de gamme. L'habitacle se couvre de plastiques durs et se prive de réglage en hauteur des sièges ou du volant. Mais cette Dacia ne mégote pas sur la sécur...

Le constructeur low cost Dacia, membre du groupe Renault, fait sa révolution électrique, réduisant le coût de la technique pour la rendre accessible aux classes populaires. Le tarif débute à 17.000 euros, contre 20.000 euros pour la plus petite Renault Twingo électrique ou 32.000 euros pour une Zoe à peine plus grande. Bien sûr, cela passe par un véhicule très bas de gamme. L'habitacle se couvre de plastiques durs et se prive de réglage en hauteur des sièges ou du volant. Mais cette Dacia ne mégote pas sur la sécurité active, s'offrant l'ABS, l'ESP ou le freinage automatique d'urgence. Six airbags se déploient en cas de crash et l'équipement de série englobe aussi une climatisation manuelle, quatre vitres électriques et une radio avec connexion Bluetooth. Le coffre est généreux pour le gabarit et les adultes casent facilement leurs jambes à l'arrière. A noter que cette Dacia n'est toutefois homologuée que pour quatre passagers. Pour casser les prix, Dacia produit sa Spring en Chine et la dote d'une batterie de taille moyenne et d'un moteur de seulement... 45 ch. Mais le couple disponible en continu assure des accélérations suffisantes en ville. Menée avec douceur, cette électrique consomme peu et pourra parcourir 250 kilomètres avec une charge d'électricité. Largement suffisant en agglomération. Par contre, la voiture s'essouffle vite sur les grands axes, où l'on déplore aussi une direction floue et une tenue de cap aléatoire. Heureusement, les assistances électroniques veillent au grain. En fait, cette Spring est avant tout taillée pour les trajets urbains et périurbains. Une bonne deuxième "voiture outil" pour les ménages, donc, qui reste cependant plus chère qu'une citadine à essence bas de gamme. A voir dès lors si les particuliers franchiront le pas. La Spring s'adresse toutefois aussi aux flottes (entreprises d'autopartage, voitures de pool pour les sociétés implantées en ville). C'est sans doute par cette voie que cette Dacia se fera une place dans nos cités.