Vu le contexte économique compliqué avec l'inflation et la guerre en Ukraine, les experts s'attendaient à un ralentissement d'environ 1% de la croissance américaine au premier trimestre. Aux alentours d'1%. La douche est glaciale puisqu'après un quatrième trimestre 2021 très vigoureux (6,9% en rythme annualisé), l'économie amé...

Vu le contexte économique compliqué avec l'inflation et la guerre en Ukraine, les experts s'attendaient à un ralentissement d'environ 1% de la croissance américaine au premier trimestre. Aux alentours d'1%. La douche est glaciale puisqu'après un quatrième trimestre 2021 très vigoureux (6,9% en rythme annualisé), l'économie américaine a connu un solide coup d'arrêt: -1,4%! C'est une mauvaise nouvelle pour le président Biden à quelques mois d'élections législatives de mi-mandat qui s'annonçaient déjà bien compliquées. La perte de la majorité tant au Sénat qu'au Congrès est en effet évoquée. Le président comptait sur une économie solide pour masquer les atermoiements et l'impossibilité, en raison d'une frange d'élus très à gauche, de faire passer un certain nombre de projets qui l'ont propulsé à la Maison-Blanche. Cette contraction de la croissance n'est pas pour autant catastrophique, ni même un signe avant-coureur d'une récession. Selon le Bureau of Economics Analysis qui a livré les chiffres, "la diminution du PIB reflète la baisse de l'investissement privé dans les stocks, des exportations et des dépenses des institutions fédérales et régionales et une hausse des importations". En fait, l'économie américaine est forte à l'intérieur mais faiblarde à l'extérieur. La balance des échanges commerciaux fortement déficitaire a pesé sur cette mauvaise performance. Parallèlement, la consommation américaine demeure soutenue (+ 2,7%) tout comme les investissements des entreprises (+ 7,3%). Dans le même temps, le dollar approche de la parité avec l'euro et le chômage est quasi à son plus bas historique. Un simple trou d'air?