Et de quatre ! A ce rythme-là, Mark Zuckerberg, le patron et fondateur de Facebook risque d'être surnommé " Monsieur Puissance 4 ". Motif ? Parce qu'Instagram, le site de partage de photos et de vidéos qu'il possède également, a annoncé qu'il a dépassé le seuil du milliard d'utilisateurs mensuels. Et comme en dehors de Facebook et d'Instagram, Mark Zuckerberg possède aussi les réseaux sociaux WhatsApp et Messenger, faites l'addition : l'homme est aujourd'hui à la tête de quatre réseaux sociaux qui ont tous plus d'un milliard d'utilisateurs mensuels. C'est inouï !
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Et de quatre ! A ce rythme-là, Mark Zuckerberg, le patron et fondateur de Facebook risque d'être surnommé " Monsieur Puissance 4 ". Motif ? Parce qu'Instagram, le site de partage de photos et de vidéos qu'il possède également, a annoncé qu'il a dépassé le seuil du milliard d'utilisateurs mensuels. Et comme en dehors de Facebook et d'Instagram, Mark Zuckerberg possède aussi les réseaux sociaux WhatsApp et Messenger, faites l'addition : l'homme est aujourd'hui à la tête de quatre réseaux sociaux qui ont tous plus d'un milliard d'utilisateurs mensuels. C'est inouï ! Le fondateur de Facebook doit d'ailleurs savourer ce chiffre plus que toute autre personne au monde. Souvenez-vous : quand en 2012, il avait décidé de racheter Instagram pour un milliard de dollars, les analystes du secteur l'ont pris pour un enfant prodigue. Mais pourquoi donc payer un milliard de dollars pour un réseau social qui à l'époque avait à peine 50 millions d'utilisateurs et aucun modèle économique solide ? En signant ce chèque, Mark Zuckerberg achetait chaque utilisateur au prix de 20 dollars. Pure folie ! Mais aujourd'hui, six ans après le rachat d'Instagram par Facebook, les chiffres montrent qu'il avait eu raison de payer ce prix. Faites le compte : aujourd'hui, Instagram, avec un milliard d'utilisateurs et un chèque d'un milliard de dollars, cela revient à dire que l'utilisateur ne coûte plus seulement qu'un dollar. Mais ce n'est pas tout : en 2012, Instagram ne gagnait pas un dollar de bénéfice. Aujourd'hui, avec la publicité présente sur ce réseau social, les spécialistes évaluent à 5 milliards de dollars par an les revenus générés par Instagram. En résumé, le patron de Facebook n'est pas fou. Il reçoit chaque année 5 milliards de dollars en publicité, soit cinq fois le prix payé en 2012. Alors, qui est le mauvais comptable ? Bien entendu, si Instagram connaît un tel succès, c'est aussi parce que ce réseau social a quitté doucement mais sûrement ce qui a fait son succès de départ - le partage de photos - pour se diriger vers le partage de vidéos. Au point qu'aujourd'hui, les jeunes de 13 à 17 ans (aux Etats-Unis) sont 72 % à regarder Instagram au détriment de la télévision. Mieux encore, en mettant en place un nouveau hub qui permettra de regarder des vidéos plus longues (10 minutes contre une minute aujourd'hui), la direction d'Instagram a clairement décidé d'être en quelque sorte la télévision de demain au même titre que YouTube ou Netflix. En augmentant la durée des vidéos à 10 minutes (voire même une heure), Instagram prépare le terrain pour l'arrivée de la publicité sur ce nouveau hub.Bien que fortement critiqué ces derniers temps, le patron de Facebook démontre qu'il est bel et bien le patron le plus influent au monde. La raison ? Il possède quatre des cinq réseaux sociaux les plus utilisés au monde. Autrement dit, 80 % du temps passé sur les réseaux sociaux, nous le passons chez Mark Zuckerberg ! En clair, ce cher Mark a un pouvoir direct sur le mental et l'état d'esprit de milliards de personnes. Normal, Facebook, c'est 2,2 milliards d'utilisateurs mensuels, WhatsApp 1,5 milliard, Messenger 1,2 milliard et Instagram 1 milliard. Pareils chiffres le démontrent bien : Mark Zuckerberg est devenu en quelque sorte le pape d'une nouvelle religion qui compte plus d'adeptes que si on cumule les populations de la chrétienté, du sous-continent indien et de l'hémisphère sud. Qui dit mieux ? Pas Scott Galloway. Pour cet entrepreneur du Web et professeur à la NYU, Mark Zuckerberg est plus dangereux que Fidel Castro, et Facebook n'est qu'une forme de dictature. Pour justifier le mot " dictature ", Scott Galloway rappelle que Zuckerberg contrôle directement le mental de 2,2 milliards d'êtres humains (en ne tenant compte que de Facebook). A l'instar d'un dictateur, on ne peut pas le démissionner... puisqu'il contrôle la majorité des actions de sa société. Le salut ne viendra que du législateur, vu que les utilisateurs se plaignent de Facebook auprès de leurs amis de... Facebook !