Jeune papa, le champion anversois savoure pleinement les joies familiales. Habitué à une vie de nomade aux quatre coins du monde, il est resté sagement à la maison durant tout le printemps au côté de sa compagne Stefanie. Et pour cause : la petite Laurence est née fin juillet.
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Jeune papa, le champion anversois savoure pleinement les joies familiales. Habitué à une vie de nomade aux quatre coins du monde, il est resté sagement à la maison durant tout le printemps au côté de sa compagne Stefanie. Et pour cause : la petite Laurence est née fin juillet.Nouvelle vie, nouveau départ. Thomas Pieters entend donc désormais exporter son bonheur sur les greens. Il a repris la compétition à la mi-août lors du Celtic Classic, au Pays de Galles, en signant une magnifique troisième place. " Je l'ai trouvé apaisé, bien dans sa peau, porté par une formidable envie de jouer et une très belle attitude. Il me donnait l'impression d'être piloté par le plaisir du jeu ", confie son coach Jérôme Theunis. Et c'est vrai que, lors de ce retour, " T.P. " a affiché un nouvel état d'esprit. Plus calme, plus philosophe. Même le double bogey qu'il concéda sur le trou n°15 du Celtic Manor, alors qu'il luttait pour la victoire, ne le fit pas sortir de ses gongs. L'ancien Pieters aurait sans doute fulminé, voire martyrisé de rage son bois 3. Mais, là, il resta d'un flegme tout britannique. C'est une véritable métamorphose. Considéré à ses débuts sur le circuit pro comme l'une des pépites du circuit mondial, Thomas Pieters a alterné le meilleur et le moins bon. Avec quatre sacres sur l'European Tour, une participation à la Ryder Cup en 2016, un titre mondial par équipe (avec Thomas Detry) en 2018, l'ancien élève de l'Université de l'Illinois s'est taillé un solide palmarès. Mais, pour l'heure, il navigue toujours aux alentours de la 75e place du ranking mondial. Les spécialistes attendaient bien davantage d'un champion aussi complet et doué. " Dans ce contexte, je crois que ces derniers mois lui ont été très profitables. Il s'est remis en question à tous les niveaux et je suis persuadé qu'il va nous sortir le grand jeu ", ajoute Jérôme Theunis. C'est donc avec de l'ambition plein le swing que, la semaine prochaine, Thomas Pieters déposera sa balle sur le tee n°1 de l'US Open. " Je trouve qu'il touche très bien la balle. Durant ses cinq mois d'inactivité, il s'est beaucoup entraîné. Il a faim de compétition. Et avec son ADN de champion, il est capable de tout... " La paternité donne souvent des ailes aux sportifs de haut niveau. Les exemples sont nombreux, notamment en golf. Agé de 28 ans, Thomas Pieters fait partie de la même génération que Justin Thomas, Jon Rahm, Bryson DeChambeau, Brooks Koepka, Daniel Berger ou Rory McIlroy. C'est dans ce peloton de tête qu'il veut désormais élire résidence. Il en a les moyens.