Du toit qui fuit aux murs qui se déchirent en passant par les parkings régulièrement inondés, les plaintes des locataires de logements sociaux ne se comptent plus. Les sociétés de logement aussi, s'arrachent les cheveux. Dans leur volonté de tirer les prix vers le bas les entrepreneurs rognent en permanence s...

Du toit qui fuit aux murs qui se déchirent en passant par les parkings régulièrement inondés, les plaintes des locataires de logements sociaux ne se comptent plus. Les sociétés de logement aussi, s'arrachent les cheveux. Dans leur volonté de tirer les prix vers le bas les entrepreneurs rognent en permanence sur la qualité des matériaux et lorsqu'ils font la culbute, comme viennent de le faire Gabecon en Flandre-Occidentale et Bouwcentrale Modern en Flandre-Orientale, ce sont les sous-traitants qui trinquent. " Un vrai fiasco inscrit dans les astres ", commente sévèrement Het Laatste Nieuws, avec pour acteurs principaux des sociétés de logement qui, uniquement préoccupées par le prix, ne suivent guère leurs chantiers et d'autre part, des entrepreneurs qui, pour réduire leurs coûts, embauchent massivement des travailleurs étrangers moyennent qualifiés. " Parfois, il n'y a qu'un seul néerlandophone sur les chantiers, le contremaître. Comment s'étonner des malfaçons ? ", interrogent certains en pointant un doigt accusateur en direction des pouvoirs publics. Il faut cesser de choisir les entrepreneurs en fonction du seul prix, recommande par exemple la Confédération Construction. D'autres réclament un renforcement des critères d'agréation. Gabecon et Bouwcentrale étaient tous deux agréés en classe 8, ce qui les rendait officiellement aptes à entreprendre des chantiers de plus de 5 millions d'euros alors qu'ils ont tous deux accumulé les erreurs. Mais pour cela, déplore un initié, " le lobby de la construction est trop puissant ".