Non, les attentats de Bruxelles n'ont pas vidé le centre de la capitale. Ni Molenbeek, d'ailleurs. C'est en tout cas ce qui ressort du dernier baromètre d'atrium.brussels, l'agence régionale du commerce. " Une des plus grandes surprises réside dans les chiffres de fréquentation des quartiers commerçants du centre bruxellois, sou...

Non, les attentats de Bruxelles n'ont pas vidé le centre de la capitale. Ni Molenbeek, d'ailleurs. C'est en tout cas ce qui ressort du dernier baromètre d'atrium.brussels, l'agence régionale du commerce. " Une des plus grandes surprises réside dans les chiffres de fréquentation des quartiers commerçants du centre bruxellois, souligne Julien Bacq, directeur retail et développement. Lors de nos comptages en 2016, tout juste après les attentats de Bruxelles, nous avons en effet relevé des clients toujours au rendez-vous malgré l'actualité morose. A l'échelle régionale, 2017 fut même à la hauteur de l'avant-lockdown de 2015. " A titre d'exemples, la chaussée de Gand, en plein coeur de Molenbeek, fait son apparition comme 6e artère régionale la plus fréquentée, tandis que le boulevard Anspach affiche une courbe de fréquentation relativement ascendante malgré les travaux de piétonnisation. Plus que des paramètres macro comme l'étalement urbain, la croissance démographique, la conjoncture économique ou l'expansion de l'e-commerce, ce sont des facteurs locaux tels que les chantiers et la rotation commerciale qui ont l'emprise la plus directe sur la fréquentation des quartiers commerçants. " Une rotation commerciale qui s'emballe perturbe la lisibilité d'un quartier, diminue sa convivialité et s'accompagne bien souvent de phénomènes de vacances ", explique Julien Bacq. Il en va de même pour un chantier de taille importante. Ainsi, l'importante rotation commerciale du quartier des Marolles est de nature à inquiéter, tout comme la fréquentation en chute libre du quartier Madou, de la rue Marie-Christine ou du quartier Midi-Lemonnier.