Après des mois de palabres, le gouvernement Michel a finalement trouvé, le jour du Vendredi saint, un accord dans le dossier énergétique. La N-VA a fini par accepter de valider le principe d'une sortie du nucléaire en 2025.
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Après des mois de palabres, le gouvernement Michel a finalement trouvé, le jour du Vendredi saint, un accord dans le dossier énergétique. La N-VA a fini par accepter de valider le principe d'une sortie du nucléaire en 2025. Le fédéral a donc avalisé le projet de pacte énergétique mis au point par Marie-Christine Marghem, la ministre fédérale de l'Energie. Mais parallèlement à ce pacte, le gouvernement a annoncé une série de mesures. La première a trait à la création d'un comité de monitoring qui réunira les Régions, l'administration fédérale et des représentants de l'industrie et des employeurs. Ce comité va contrôler la stratégie énergétique fédérale et l'impact de la sortie du nucléaire sur l'augmentation des prix de l'électricité, sur la sécurité d'approvisionnement, sur le respect des accords climatiques européens et sur la sécurité des installations nucléaires. Même si son avis ne sera que consultatif, il n'est donc pas inimaginable que ce comité recommande de revenir sur la sortie du nucléaire, d'une façon ou d'une autre... Dans le même temps, le gouvernement a chargé la ministre de l'Energie de mettre sur pied un mécanisme de rémunération de la capacité. Le système, actuellement étudié par PwC, doit permettre de soutenir la construction de nouvelles unités de production. On parle ici des centrales au gaz censées fournir 5 GW supplémentaires entre 2023 et 2025 afin d'assurer l'approvisionnement du pays. Selon Marie-Christine Marghem (photo), " un avant-projet de loi sera soumis au Conseil des ministres pour le 31 mai ". Autre nouveauté : l'introduction d'une norme énergétique qui doit veiller à ce que les différentes composantes du coût de l'énergie ne soient pas plus élevées en Belgique que chez nos voisins, de manière à préserver la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d'achat des ménages. La ministre a jusqu'au 20 juillet pour déposer un avant-projet de loi.