Bonne idée que le Festival international du film francophone de Namur mette à l'honneur cette année Lambert Wilson, acteur, chanteur et metteur en scène, récemment entendu dans une tournée de concerts reprenant le répertoire d'Yves Montand. Contrairement à ce dernier - issu d'une famil...

Bonne idée que le Festival international du film francophone de Namur mette à l'honneur cette année Lambert Wilson, acteur, chanteur et metteur en scène, récemment entendu dans une tournée de concerts reprenant le répertoire d'Yves Montand. Contrairement à ce dernier - issu d'une famille ouvrière italienne -, Lambert Wilson est le fils de deux acteurs en vue, le père Georges Wilson faisant une imposante carrière. Lambert fils en gardera toujours un sens de la qualité et de l'exigence, y compris dans la plupart des comédies à la française qu'il alterne avec des films d'auteur. A Namur, il en a choisi trois pour illustrer son parcours, dont le récent Au bout des doigts de Ludovic Bernard, l'une des 150 oeuvres projetées au Fiff où la langue française voisine le roumain, le flamand et le québécois. En compétition officielle, plusieurs nouveautés font envie : En liberté ! de Pierre Salvadori, qui détourne les codes usuels du film de flics, ou Fortuna de Germinal Roaux, plaçant l'actualité des migrations forcées dans une histoire où l'on retrouve le grand Bruno Ganz mais aussi Yoann Blanc, révélation de La Trêve, dont le festival propose d'ailleurs la deuxième saison ! Le tout dans l'esprit cinématographique d'une sélection qui honore autant le courtmétrage que le documentaire, les premières oeuvres ou les projections plus particulièrement destinées aux enfants.