Dans les coulisses du golf professionnel, l'affaire fait grand bruit et attise encore de nombreuses polémiques. Lors du récent tournoi de l'European Tour organisé en Arabie saoudite, Sergio Garcia a complètement pété un câble. Nerveux et frustré par la qualité de son jeu, le champion espagnol a extériorisé son désarroi en abîmant plusieurs greens avec ses chaussures, en détériorant certains bunkers et en injuriant les caddies coupables de ne pas avoir bien ratissé le sable. " On aurait dit que des chameaux étaient passés par là ", soulignaient les témoins. ...

Dans les coulisses du golf professionnel, l'affaire fait grand bruit et attise encore de nombreuses polémiques. Lors du récent tournoi de l'European Tour organisé en Arabie saoudite, Sergio Garcia a complètement pété un câble. Nerveux et frustré par la qualité de son jeu, le champion espagnol a extériorisé son désarroi en abîmant plusieurs greens avec ses chaussures, en détériorant certains bunkers et en injuriant les caddies coupables de ne pas avoir bien ratissé le sable. " On aurait dit que des chameaux étaient passés par là ", soulignaient les témoins. Du jamais vu à ce niveau ! Devant un tel spectacle désolant, les arbitres du tournoi ont logiquement disqualifié l'ancien lauréat du Masters pour " conduite inappropriée ". Déconfit, " El Nino " s'est ensuite confondu en excuses, à la fois à l'égard du public et des autres joueurs. " J'ai informé mes collègues du circuit que cela ne se reproduirait plus jamais ", a-t-il déclaré, faisant profil bas. En attendant, le mal est fait. Certes, le golfeur est un être humain comme les autres, fait de chair et de sang. Certes, il a le droit d'être de mauvaise humeur ou de piquer, çà ou là, une colère intérieure. Comme un joueur de foot ou de tennis. Mais le golf est aussi un sport où la maîtrise de soi est essentielle. La plupart des joueurs se sont gardés de commenter le dérapage d'El Nino, garçon extraverti généralement apprécié sur le circuit. Seul l'Américain Brooks Koepka a osé critiquer, haut et fort, l'attitude de l'Espagnol. " Sergio a agi comme un enfant gâté. Quand tu as 40 ans, il faut penser à grandir ", a lâché le n° 2 mondial. Sous pression, l'European Tour n'a pas souhaité ajouter de l'huile sur le feu et n'a pas jugé utile de suspendre le fautif qui est aussi, rappelons-le, l'un des grands ambassadeurs du golf et une icône de l'équipe de Ryder Cup. Ceci explique peut-être cela. Mais l'épisode va forcément laisser des traces. Le golf est un sport à part qui met en avant de grandes valeurs comme le respect des règles et le fair-play. Un joueur professionnel est, à tout moment, appelé à montrer l'exemple. Il est même censé se sanctionner lui-même s'il enfreint le règlement sans que personne ne l'ait vu. C'est l'ADN d'une discipline où l'éthique est omniprésente. Le bouillant Sergio Garcia n'a clairement pas été à la hauteur de la situation. A l'instar de ces champions qui, de plus en plus souvent, jettent leur club par terre après un mauvais coup ou brisent leur putter de rage après avoir loupé un birdie. On sait que, depuis quelques années, le golf essaie de moderniser son image pour conquérir un public plus jeune. Il invente de nouvelles formules pour accélérer le rythme de jeu, il simplifie certaines règles. Mais il ne peut se permettre de céder sur l'essentiel : le respect de la sacro-sainte " étiquette ".