" Je ne veux pas devoir expliquer au contribuable que je n'ai pas tout mis en oeuvre pour prévenir les abus ", explique Fons Duchateau, président du CPAS d'Anvers, fermement décidé à engager des enquêteurs privés chargés de vé...

" Je ne veux pas devoir expliquer au contribuable que je n'ai pas tout mis en oeuvre pour prévenir les abus ", explique Fons Duchateau, président du CPAS d'Anvers, fermement décidé à engager des enquêteurs privés chargés de vérifier si les personnes aidées par son institution ne possèdent pas de biens ou ne perçoivent pas de revenus à l'étranger. Certains pays, tels le Maroc ou la Turquie, feraient en effet de la résistance en matière d'échange d'informations. D'où l'idée d'aller les chercher soi-même " comme cela se fait déjà avec succès aux Pays-Bas où, après une présélection active, 50 à 60 % des demandes se sont révélées frauduleuses ", précise l'élu N-VA qui espère voir les sociétés de logement sociaux suivre son exemple. Les locataires d'un logement social ne peuvent en effet être par ailleurs propriétaires. Même habillée de bons sentiments, l'initiative suscite d'autant plus la critique que les chiffres avancés seraient biaisés - rapporté à l'ensemble des allocataires, le pourcentage de fraude est nettement moindre - et qu'interrogées, les communes néerlandaises sont loin de la plébisciter. Guillaume Capron