Née en 2017, Lynk & Co est une marque du groupe chinois Geely, qui détient également Volvo. L'enseigne importe chez nous son SUV hybride (en plug-in ou "auto-rechargeable"). En l'absence de concessionnaires, la voiture doit se commander par internet, les entretiens s'effectuant dans le réseau Volvo. Le modèle est d'ailleurs bâti sur un châssis de Volvo XC40. L'habitacle est stylé et sa finition de qualité. Pas de cuir à bord, mais des sièges en tissu recyclé, fabriqué à partir de filets de pêche usagés et d'autres déchets plastiques. Ça ...

Née en 2017, Lynk & Co est une marque du groupe chinois Geely, qui détient également Volvo. L'enseigne importe chez nous son SUV hybride (en plug-in ou "auto-rechargeable"). En l'absence de concessionnaires, la voiture doit se commander par internet, les entretiens s'effectuant dans le réseau Volvo. Le modèle est d'ailleurs bâti sur un châssis de Volvo XC40. L'habitacle est stylé et sa finition de qualité. Pas de cuir à bord, mais des sièges en tissu recyclé, fabriqué à partir de filets de pêche usagés et d'autres déchets plastiques. Ça donne bien. Un bon point aussi pour l'écran central de 12,7 pouces, très ergonomique. La connectivité est au top et l'habitabilité très généreuse. En action, rien à redire: la tenue de route est rigoureuse et l'amortissement confortable. La version hybride plug-in associe un tricylindre Volvo et un moteur électrique. Nous avons bouclé presque 70 kilomètres en mode électrique par temps estival. Ce sera bien sûr moins en hiver. Batterie vide, par contre, la consommation d'essence est élevée: de 7,5 à plus de 10 l/100 km selon les conditions. Affiché 42.000 euros et full équipé, ce SUV est une affaire, surtout dans sa formule de location: 500 euros par mois tout compris (sauf carburant), contre habituellement plutôt 800 euros pour un modèle équivalent. Et l'abonnement est ici résiliable avec un préavis d'un mois seulement! Le contrat permettra aussi de sous-louer le véhicule, via un service d'autopartage avec des tiers, qui emprunteront donc la voiture à la demande, comme on le fait pour... une trottinette. Tout cela paraît presque trop beau pour être vrai. C'est que le constructeur chinois brade les prix pour se faire une place sur le marché européen, quitte sans doute à ne pas gagner beaucoup d'argent dans un premier temps. Certains y verront une forme de dumping. D'autres sauteront sur l'occasion. Reste à voir si l'équation sera tenable à terme pour le constructeur...