" L'actuellement pandémie a en quelque sorte débarrassé les Flamands de tout complexe vis-à-vis de leurs voisins du nord. Longtemps, ils sont restés timorés en matière de création de nouveaux mots mais aujourd'hui, ils inventent au moins autant de néologismes que les Néerla...

" L'actuellement pandémie a en quelque sorte débarrassé les Flamands de tout complexe vis-à-vis de leurs voisins du nord. Longtemps, ils sont restés timorés en matière de création de nouveaux mots mais aujourd'hui, ils inventent au moins autant de néologismes que les Néerlandais ", se félicite Johan De Caluwe, professeur de néerlandais à l'Université de Gand. Internet, il est vrai, a grandement accéléré le phénomène. " Avant, il fallait attendre que le nouveau mot apparaisse dans un livre ou un journal. Avec Internet, tout devient instantané ", poursuit le professeur qui s'en réjouit d'autant plus que le néerlandais est une langue qui se prête volontiers à l'amalgame de deux mots pour en forger un troisième. Si covidioot ou coronazi ne nécessite aucune traduction, tout comme e-peritief ou skyperitief, tous deux pourvoyeurs de quarantainecalorieën, d'autres, tels toogviroloog (virologue de comptoir) ; hoestschaamte (honte d'avoir toussé) ou ellebooggroet (salut du coude) nécessitent quelque décodage. Tous ces nouveaux mots n'intégreront sans doute pas le Van Daele, l'équivalent néerlandais du Larousse . " Pour cela, il faut trois années d'usage et j'espère que d'ici-là, les scientifiques auront trouvé la parade ", conclut le professeur. Entre-temps, savoir si son souhait deviendra réalité reste coviddik kijken (lire l'avenir dans le marc de café) ...