"Nous sommes une entreprise à mission, nous avons reçu la certification B Corp, il ne serait pas très cohérent de continuer à expédier des conteneurs réfrigérés aux quatre coins du monde." Sébastien Morvan, CEO et cofondateur du Brussels Beer Project, a décidé de faire une croix su...

"Nous sommes une entreprise à mission, nous avons reçu la certification B Corp, il ne serait pas très cohérent de continuer à expédier des conteneurs réfrigérés aux quatre coins du monde." Sébastien Morvan, CEO et cofondateur du Brussels Beer Project, a décidé de faire une croix sur les ventes vers les Etats-Unis, le Brésil, le Japon, la Corée et l'Australie, qui représentent 10% de son chiffre d'affaires. "J'ai été enthousiaste face à l'engouement pour nos produits sur ces marchés, explique-t-il. Mais on ne peut pas parler d'entreprise à impact si l'on n'ose pas poser des gestes forts. Avec cette décision, nous réduisons l'empreinte CO2 du BBP et nous évitons 50 tonnes de plastique (la bière est exportée dans des fûts en plastique à usage unique, Ndlr)." Dans le même esprit, la brasserie va désormais se fournir en céréales maltées issues de l'agriculture régénérative belge. D'ici l'été prochain, cela devrait couvrir 25% de ses besoins. Le BBP s'est déjà affirmé comme pionnier de l'économie circulaire en brassant une bière à partir de pains invendus et en cédant ses drêches pour faire du pain ou du savon. Le Brussels Beer Project a connu une belle croissance (20%) ces deux dernières années et peut donc a priori assumer financièrement ce choix. L'entreprise emploie 51 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 9 millions d'euros (hors bars BBP à Bruxelles, Paris et, jusqu'ici, Tokyo).