Après les attentats du printemps dernier, Les Nuits Botanique 2016 réalisaient 35.000 entrées, 5.000 de plus qu'en 2015. Si l'édition 2017 propose son quota de variantes pop/ rock (Tindersticks, BRNS, Suarez, Camille, Sleaford Mods, An Pierlé et Daan parmi bea...

Après les attentats du printemps dernier, Les Nuits Botanique 2016 réalisaient 35.000 entrées, 5.000 de plus qu'en 2015. Si l'édition 2017 propose son quota de variantes pop/ rock (Tindersticks, BRNS, Suarez, Camille, Sleaford Mods, An Pierlé et Daan parmi beaucoup d'autres), l'originalité se dessine dans la soirée libanaise du 13 mai avec Yasmine Hamdan et une création de Bachar Mar-Khalifé. Ainsi que dans les trois concerts menés avec Musiques Nouvelles, ensemble de facture classique à géométrie variable : le 21 mai, en version mini-symphonique, il accompagne la soirée belge tenue au Cirque Royal en forme d'au revoir à la salle (récupérée par la Ville au 1er juillet) avec Arno, Girls In Hawaii et Mélanie De Biasio. Il est aussi de la partie le 14 mai, en formation plus réduite, avec la chanteuse soul La Jérôme au Grand Salon et, dans une finale ambitieuse, le 24 mai au Cirque Royal, avec le compositeur contemporain Lubomyr Melnyk et Terry Riley accompagné de son fils Gyan. Terry Riley (1935) est considéré à juste titre comme l'un des pionniers essentiels des musiques minimalistes et électroniques, dont l'album de 1969, A Rainbow In Curved Air, sonne toujours de manière aventureuse un demi-siècle plus tard. Les Nuits Botanique, du 11 au 24 mai, www.botanique.be Par Philippe Cornet