La part de marché des produits frais bios dans notre consommation ne cesse d'augmenter. Certes, en 2017, elle ne s'est élevée qu'à 3,4 % en Belgique (4,2 % en Wallonie) mais elle a doublé en 10 ans. Le bio en Belgique est surtout l'affaire de la Wallonie avec des chiffres aux allures soviétiques : 91 % des hectares bios belges se trouvent dans le sud du pays et 12,8 % des ex...

La part de marché des produits frais bios dans notre consommation ne cesse d'augmenter. Certes, en 2017, elle ne s'est élevée qu'à 3,4 % en Belgique (4,2 % en Wallonie) mais elle a doublé en 10 ans. Le bio en Belgique est surtout l'affaire de la Wallonie avec des chiffres aux allures soviétiques : 91 % des hectares bios belges se trouvent dans le sud du pays et 12,8 % des exploitations wallonnes sont en bio, contre seulement 2 % en Flandre. Mais la progression y est la même... L'Agence wallonne pour la promotion d'une agriculture de qualité (Apaq-W) vient de communiquer les derniers chiffres disponibles pour la Wallonie. Le sud du pays est, en fait, largement en avance sur le Plan stratégique bio du gouvernement wallon qui avait fixé des objectifs à l'horizon 2000. Fin 2017, 10,4 % de la surface agricole utile (SAU) était en bio, ce qui correspond à 1.625 exploitations (une sur huit). 76.072 hectares étaient exploités en bio fin de l'année dernière, soit une augmentation de 260 % en 10 ans. Désormais, les objectifs pour 2020 visent une SAU de 18 % pour 2.000 exploitations et une part de marché de 6 %. L'Apaq-W a aussi rendu public les résultats d'une étude conduite en août sur 1.500 Belges francophones par le bureau d'études Listen. Qu'en retirer ? Que le bio est perçu comme une réponse aux enjeux économiques et environnementaux de notre société (62 % des interrogés), qu'il n'est pas un alibi pour vendre plus cher (51 %) et que les clients souhaitent qu'il reste dans une logique de production à petite échelle (58 %). S'il associe le bio à la nature, à l'éthique et aux bienfaits pour la santé, le consommateur, dans une très large majorité (77 %), est, par contre, ignorant de ses règles de base ou de son label (63 %). Huit répondants sur 10 désirent consommer plus de bio à l'avenir même s'ils jugent, quasiment dans la même proportion, son prix trop élevé.