Pour beaucoup, il restera l'homme de " l'affaire Empain ", plutôt que l'héritier du groupe belge éponyme formé par son grand-père au 19e siècle et qui a construit le métro parisien. Le 23 mars 1978, Edouard-Jean Empain est enl...

Pour beaucoup, il restera l'homme de " l'affaire Empain ", plutôt que l'héritier du groupe belge éponyme formé par son grand-père au 19e siècle et qui a construit le métro parisien. Le 23 mars 1978, Edouard-Jean Empain est enlevé à la sortie de son domicile parisien. Amputé de l'auriculaire de la main gauche, il est libéré après 63 jours de captivité sans que les preneurs d'otage ne touchent la moindre rançon. Cet épisode dramatique va littéralement briser la carrière de notre compatriote. Au moment de son enlèvement, Edouard-Jean Empain est l'un des patrons les plus puissants de France. Il dirige le groupe Empain-Schneider qui emploie 150.000 personnes dans la construction électrique, la métallurgie, les chantiers navals et le bâtiment. Il a surtout la main sur le nucléaire français. Figure importante du capitalisme de l'Hexagone, il est craint et n'a pas que des amis. A sa libération, il n'est plus le bienvenu dans son groupe. Il finira par vendre ses parts à la Compagnie Financière de Paris et des Pays-Bas (future Paribas) et Didier Pineau-Valencienne prendra la direction du groupe. Le baron Empain avait 80 ans.