Aucun doute : le centenaire de la Sabca (Société anonyme belge de constructions aéronautiques) commence sous les meilleurs auspices. Créée en 1920 par Georges Nélis sous le nom de Sneta (Syndicat national pour l'étude du transport aérien, qui donnera naissance peu après à la Sabena et à la Sabca), elle redevient belge et est réunie à nouveau avec... la Sabena.
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Aucun doute : le centenaire de la Sabca (Société anonyme belge de constructions aéronautiques) commence sous les meilleurs auspices. Créée en 1920 par Georges Nélis sous le nom de Sneta (Syndicat national pour l'étude du transport aérien, qui donnera naissance peu après à la Sabena et à la Sabca), elle redevient belge et est réunie à nouveau avec... la Sabena. Sabena Aerospace, la filiale belge de Sabena Technics rachetée en 2014 par Stéphane Burton, s'est associée avec la SFPI, le holding public fédéral et bras financier de l'Etat, pour racheter à Dassault les 96,85 % que celui-ci détenait dans la Sabca. L'accord conclu évoque un prix de 32,0833 euros par action, soit 74,5 millions d'euros pour le constructeur français et 3 millions pour les autres actionnaires. La Sabca est en effet cotée sur Euronext et les 3,15 % qui sont dispersés dans le public feront l'objet d'une offre publique d'acquisition obligatoire au même prix. Le but est de sortir définitivement l'entreprise de la Bourse. La transaction devrait se réaliser avant l'été. La SFPI apporte 16 millions d'euros. Clairement, c'est David qui rachète Goliath puisque Sabena Aerospace n'emploie que 400 salariés pour un chiffre d'affaires de 55 millions d'euros, là où la Sabca dispose de 1.000 employés répartis sur quatre sites (Haren, Gosselies, Lummen et Casablanca, au Maroc) pour un chiffre d'affaires de 186 millions. La première a principalement développé des activités de maintenance d'avions dans la région Europe, Afrique et Moyen-Orient. La seconde est spécialisée dans l'entretien des avions militaires mais propose aussi des services (constructions de pièces et de systèmes) à destination de l'aviation spatiale, civile et militaire. Sans oublier les drones. L'idée est de placer les deux sociétés, très complémentaires, sous une joint-venture qui agira comme un holding. Les deux CEO restent en place, tout comme les plans stratégiques.