En s'adjugeant l'US Open, Jon Rahm a fait coup triple. Le colosse basque a d'abord remporté le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière. Il a ensuite retrouvé la place de numéro un mondial, occupée jusque-là par Dustin Johnson. Il a surtout pris une fantastique revanche sur le sort. Quinze jours plus tôt, testé positif au covid, il avait été obligé d'abandonner le Memorial Championship alors qu'il avait la victoire en poche. "Au lieu de m'abattre, ce coup du sort m'a donné des ailes", avouera-t-il.
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En s'adjugeant l'US Open, Jon Rahm a fait coup triple. Le colosse basque a d'abord remporté le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière. Il a ensuite retrouvé la place de numéro un mondial, occupée jusque-là par Dustin Johnson. Il a surtout pris une fantastique revanche sur le sort. Quinze jours plus tôt, testé positif au covid, il avait été obligé d'abandonner le Memorial Championship alors qu'il avait la victoire en poche. "Au lieu de m'abattre, ce coup du sort m'a donné des ailes", avouera-t-il. Sur le parcours californien de Torrey Pines, où il avait remporté son premier titre sur le PGA Tour en 2017, "J.R." était en mission.Solide d'un bout à l'autre, s'appuyant à la fois sur la robustesse de ses drives et son petit jeu chirurgical, il a porté l'estocade lors du dernier tour, rentrant deux putts improbables sur les deux derniers trous. Agé de 26 ans à peine, Jon Rahm est né à Barrika, un petit village proche de Bilbao. Passé par la filière universitaire du golf américain, il a débuté sur le circuit pro en 2016 et a ensuite brûlé les étapes, collectionnant les titres sur l'European Tour et le PGA Tour. Ce couronnement dans un Major lui permet de franchir une nouvelle étape. Quatrième joueur espagnol à remporter un Grand Chelem après Severiano Ballesteros, José Maria Olazabal et Sergio Garcia, "Rahm-bo" (c'est son surnom) est le premier à gagner l'US Open. "C'est un rêve de gosse qui se réalise et je le dédie évidemment à Seve, mon idole qui aurait tant aimé s'adjuger ce tournoi", a déclara le Basque au bord des larmes. Toute l'Amérique aurait sûrement préféré fêter le premier sacre dans cet US Open de Phil Mickelson. "Lefty", 51 ans, n'a malheureusement pas pu rééditer sa fabuleuse victoire conquise, le mois dernier, lors du PGA Championship. Seul Major qu'il n'a jamais réussi à accrocher à son tableau de chasse (six deuxièmes places), l'US Open est décidément maudit pour le gaucher californien. Pour le troisième tournoi du Grand Chelem de sa carrière, Thomas Detry a échoué à un petit coup du cut. Le jeune Bruxellois était pourtant bien parti, lors du premier tour, avec trois birdies sur ses neufs premiers trous. Mais il n'a pu conserver le même rythme. Désormais, il espère participer en juillet à son premier British Open sur le links du Royal St.George's. Faute d'être promu d'office via son classement, il disputera les qualifications, fin juin, sur le parcours du Prince's GC, dans le Kent. En dernier recours, il pourrait aussi obtenir le précieux sésame avec une belle performance lors du prochain Open d'Ecosse.