Thomas Pieters a retrouvé un mental gagnant. En s'adjugeant son cinquième titre sur l'European Tour lors du récent Portugal Masters, le joueur anversois a mis fin à deux années de disette et de frustrations. A 29 ans, il espère à présent relancer complètement sa carrière au plus haut niveau. Et dans ce contexte, le DP World Championship, bouquet final de la saison européenne qui se dispute cette semaine à Dubaï, tombe à point nommé!
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Thomas Pieters a retrouvé un mental gagnant. En s'adjugeant son cinquième titre sur l'European Tour lors du récent Portugal Masters, le joueur anversois a mis fin à deux années de disette et de frustrations. A 29 ans, il espère à présent relancer complètement sa carrière au plus haut niveau. Et dans ce contexte, le DP World Championship, bouquet final de la saison européenne qui se dispute cette semaine à Dubaï, tombe à point nommé! C'est grâce à sa victoire à Vilamoura que Pieters a réussi à se qualifier in extremis pour ce tournoi aux allures de jackpot (9 millions de dollars de dotation) qui réunit les 50 meilleurs joueurs de l'année sur le circuit européen. En pleine confiance, il aborde l'épreuve avec la ferme intention de frapper un nouveau grand coup! "Voilà plusieurs semaines qu'il a retrouvé son meilleur niveau, dans tous les secteurs du jeu. Il touche très bien la balle. Je le trouve épanoui et heureux. Il est calme, concentré et posé. A mes yeux, il a clairement franchi un cap", confie son coach Jérôme Theunis. A ses débuts sur le circuit professionnel en 2013, Thomas Pieters, passé par la filière universitaire américaine, s'était positionné comme l'un des plus grands espoirs du golf européen. L'égal des Justin Thomas, Jordan Spieth ou Rickie Fowler de l'autre côté de l'Atlantique. En 2016, il offrait d'ailleurs quatre points à l'Europe pour sa pendaison de crémaillère en Ryder Cup. Et lors de sa première participation au Masters d'Augusta en 2017, il terminait quatrième après avoir frôlé la victoire! "Mon ambition est de devenir numéro un mondial", confiait-il, porté par un mélange d'ambition et d'arrogance. Depuis, "T.P." est sensiblement rentré dans le rang, un peu comme si son obsession de la victoire avait freiné sa marche en avant. Après être retombé au-delà de la centième place mondiale, le voilà enfin relancé. Jeune papa, il avoue ne pas avoir toujours eu la tête au golf ces derniers mois. D'autant qu'une fracture de la main avait bouleversé sa préparation hivernale l'an dernier et que la crise sanitaire avait créé une atmosphère bizarre sur le circuit. Là, tous les paramètres sont à nouveau au vert. "Thomas possède un potentiel exceptionnel. Il a tous les coups dans son sac pour gravir les échelons", ajoute Theunis, très optimiste pour son poulain. Ce week-end, sur le Earth Course de Dubaï, le n°1 belge (il vient de dépasser Detry) va tenter de terminer la saison par un coup d'éclat, histoire de se repositionner sous les feux de la rampe et d'afficher ses ambitions pour 2022. Fût-il devenu plus sage, il croit plus que jamais en son destin étoilé.