La semaine dernière, la Cour constitutionnelle française a constaté l'échec du référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP (Aéroports de Paris), devenu réce...

La semaine dernière, la Cour constitutionnelle française a constaté l'échec du référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP (Aéroports de Paris), devenu récemment la plus grande plateforme aéronautique mondiale. Rien n'empêche désormais l'Etat français de procéder à la vente de ses 50,63 % des parts. Vinci, qui possède, lui, 8 % du capital, semblait le mieux placé pour emporter le morceau. Seulement voilà, depuis la décision de privatiser, les conditions boursières ont drastiquement changé. Estimée à 8,8 milliards d'euros au début de l'année, la part de l'Etat a fondu de 2,5 milliards depuis lors. Le coronavirus n'est évidemment pas étranger à cette plongée. Comme il ne veut pas brader un bijou de famille et qu'il ne semble pas en mesure de réitérer la belle opération de la Française des Jeux, l'Etat français a donc décidé d'attendre.