Cela nous est arrivé à tous déjà : devoir prendre un demi-jour, voire un jour de congé pour se rendre chez le dentiste, attendre le plombier ou l'installateur de télécoms. C'est râlant mais, à moins de bénéficier de la mansuétude de votre employeur, il n'existait aucune autre alternative. Ce ne sera désormais plus le cas : le secteur du commerce et de la réparation automobile a décidé de formaliser la microabsence, appelée aussi " congé de conciliation " par la Ligue des Familles. Avec l'aide d'Acerta, prestataire de services RH, les deux fédérations patronales du secteur, Febelcar et Traxio, ont planché sur la rédaction d'un cadre légal pour un système de mini-congés qui permettra aux employés de mieux gérer l'équilibre entre leur vie privée et professionnelle. Les partenaires sociaux ont reçu le projet d'accord et vont plancher sur des règles spécifiques et les couler en convention collective. Concrètement, le système, qui concerne surtout les ouvriers, devrait permettre de prendre deux heures maximum par mois sans justificatif ni perte de salaire mais en signalant son absence par écrit. Le temps perdu serait rattrapé à un autre moment. Le système devrait être effectif au début de l'an prochain.