Ecoles, trains, administrations, etc., tous les services publics seront touchés par le mot d'ordre de grève lancé par la CGSP (socialiste) pour le mardi 10 octobre. Ils seront touchés mais pas forcément à l'arrêt. La CSC (chrétien) ne relaiera en effet pas l'appel à la grève. Sur le fond, les analyses syndicales se rejoignent pour contester " la politique de démantèle...

Ecoles, trains, administrations, etc., tous les services publics seront touchés par le mot d'ordre de grève lancé par la CGSP (socialiste) pour le mardi 10 octobre. Ils seront touchés mais pas forcément à l'arrêt. La CSC (chrétien) ne relaiera en effet pas l'appel à la grève. Sur le fond, les analyses syndicales se rejoignent pour contester " la politique de démantèlement des services publics ", la réforme de la pension des fonctionnaires ou le recours aux intérimaires dans la fonction publique. Les divergences portent sur la stratégie à suivre. Pour l'heure, la CSC préfère cependant " peser d'une autre manière sur les mesures du gouvernement ". Elle opte pour des actions de sensibilisation et des sorties médiatiques pour faire passer ses messages. Le syndicat libéral abonde dans le même sens, soucieux de laisser une chance à la négociation tant que les décisions en matière de pensions ou de service minimum sont encore floues. Des socialistes partant au combat en laissant libéraux et chrétiens en (léger) retrait, il n'en faut pas plus pour parler de " grève politique ". Surtout que le 10 octobre, c'est justement le jour de la déclaration gouvernementale de Charles Michel devant le Parlement. " La grève politique est l'argument avancé pour se dédouaner du véritable catalogue des horreurs que ce gouvernement nous propose, s'insurge Michel Meyer, président de la CGSP. Pensent-ils alors que la CSC et la CGSLB ne suivent pas le mot d'ordre de grève car ils sont inféodés à des partis de la majorité ? Non, ils sont indépendants comme nous le sommes. " Il ajoute que le mot d'ordre est suivi dans les trois Régions du pays et vise essentiellement des mesures fédérales. " Mais, c'est vrai, le changement de majorité en Wallonie et les mesures d'économie annoncées en remettent une petite couche ", convient-il. Christophe De Caevel