La domination asiatique sur le golf féminin mondial est impressionnante. Cette année encore, quatre des cinq tournois du Grand Chelem ont été remportés par des joueuses de ce continent : la Sud- Coréenne Jeongeun Lee6 s'est adjugé l'US Open, sa compatriote Jin-Young Ko a gagné l'Ana Inspiration et l'Evian Masters et la Japonaise Hinako Shibuno vient de s'offrir, à 20 ans, le British Open. A l'arrivée, seule l'Australienne Hannah Green, lauréate du PGA Championship, a réussi à glisser un zeste de swing d'Océanie dans le tableau d'honneur.
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La domination asiatique sur le golf féminin mondial est impressionnante. Cette année encore, quatre des cinq tournois du Grand Chelem ont été remportés par des joueuses de ce continent : la Sud- Coréenne Jeongeun Lee6 s'est adjugé l'US Open, sa compatriote Jin-Young Ko a gagné l'Ana Inspiration et l'Evian Masters et la Japonaise Hinako Shibuno vient de s'offrir, à 20 ans, le British Open. A l'arrivée, seule l'Australienne Hannah Green, lauréate du PGA Championship, a réussi à glisser un zeste de swing d'Océanie dans le tableau d'honneur. Depuis le début de ce 21e siècle, le golf sud-coréen dicte, de façon implacable, sa loi sur les greens du circuit féminin. Inbee Park, qui compte déjà sept Majeurs à son compteur, a longtemps été le porte-drapeau de cette force de frappe. Elle vient de laisser la place à la jeune Jin-Young Ko, phénomène de 24 ans qui renverse tout sur son passage et qui affiche des statistiques défiant la raison avec quasiment 80 % de greens touchés en régulation cette saison. Même le métronome italien Francesco Molinari ne fait pas mieux ! La demoiselle, élevée au rang de n°1 mondiale depuis trois mois, est une véritable machine à birdies. Et, au contraire de nombreuses de ses compatriotes, plutôt introverties et froides, elle assortit l'élégance naturelle de son swing à un vrai charisme. En Corée du Sud, le golf est devenu, au fil des ans, un véritable sport national. On recense près de 4 millions de joueurs dans un pays de 50 millions d'habitants. Faute d'espace, les passionnés pratiquent même la discipline dans des immeubles où chaque étage est transformé en zone de practice ! Au plus haut niveau, les ladies donnent le tempo. Se Ri Pak avait montré l'exemple à la fin des années 1990, devenant la première joueuse du pays à remporter un Majeur. Depuis, la filière est en marche. Les jeunes filles de Séoul, Busan ou Daegu swinguent dès leur plus jeune âge et, pour les meilleures, le niveau d'exigence est très élevé. Les entraînements sont ultra-pointus, tant techniquement que mentalement. Et seule la victoire compte. Résultat : le circuit professionnel Korean LPGA est devenu une référence internationale. Antichambre du LPGA Tour américain et parrainé par des sponsors très généreux, il s'érige en véritable pépinière de jeunes talents prêts à tout pour réussir. Comment s'étonner, dans ce contexte, que le pays du Matin calme collectionne les championnes et présente la bagatelle de 10 représentantes dans l'actuel top 20 mondial ! Côté masculin, le niveau n'est pas aussi élevé, mais on recense néanmoins quatre champions au sein du top 100, dont le jeune et talentueux Byeong Hun An, digne héritier du célèbre Yang Yon-eun qui, en 2009, avait remporté le PGA Championship devant Tiger Woods !