Les certificats verts sont devenus un véritable boulet que les gouvernements wallons successifs traînent sans vraiment arriver à s'en débarrasser. Depuis sa mise en place en 2003 et jusqu'à fin 2017, le système de certificats verts a coûté 4,3 milliards d'euros à la Wallonie. Près de 7,4 milliards supplémentaires seraient encore nécessaires d'ici à 2030. Juste avant Noël, le...

Les certificats verts sont devenus un véritable boulet que les gouvernements wallons successifs traînent sans vraiment arriver à s'en débarrasser. Depuis sa mise en place en 2003 et jusqu'à fin 2017, le système de certificats verts a coûté 4,3 milliards d'euros à la Wallonie. Près de 7,4 milliards supplémentaires seraient encore nécessaires d'ici à 2030. Juste avant Noël, le gouvernement wallon avait décidé l'arrêt de l'octroi des primes Qualiwatt au 30 juin dernier. En avril, le groupe de travail sur le photovoltaïque wallon mis sur pied par le ministre de l'Energie Jean-Luc Crucke et présidé par Damien Ernst, professeur de l'ULiège, a recommandé la fin des certificats verts et la mise en place d'une nouvelle taxe de 45 euros par ménage (250 pour les entreprises) pour éponger les dettes et soutenir de nouveaux projets. C'est aujourd'hui au tour de la Cwape de sortir du bois. Le régulateur wallon propose aussi la fin des certificats verts et le lancement d'un nouveau mécanisme de soutien au 1er janvier 2021 pour les nouvelles installations. Sous la forme d'une prime dont la valeur est proportionnelle à la production d'électricité. Elle serait annuelle pour les petites installations, trimestrielle pour les plus grandes. Elle serait recalculée chaque année en fonction des prix de l'électricité. La Cwape propose aussi de convertir les certificats verts existants en prime équivalente à partir de 2021. Pour financer tout cela, le régulateur veut créer une obligation de service public (OSP). Cette OSP va augmenter la facture mais elle doit remplacer toutes les charges déjà demandées pour financer le renouvelable. Elle deviendrait donc la seule, servirait à financer les projets mais aussi à liquider une bonne fois pour toutes la fameuse bulle photovoltaïque. L'un dans l'autre, pour un ménage moyen qui consomme 3,5 MWh, le surcoût s'élèverait à 40 euros par an.