Conséquence de la suppression de la taxe sur la spéculation, les transactions boursières reprennent du poil de la bête chez les courtiers belges en ce début d'année. Keytrade constate ainsi une augmentation de 44 % du nombre de transactions par rapport au mois de décembre de l'année dernière. Même tendance chez...

Conséquence de la suppression de la taxe sur la spéculation, les transactions boursières reprennent du poil de la bête chez les courtiers belges en ce début d'année. Keytrade constate ainsi une augmentation de 44 % du nombre de transactions par rapport au mois de décembre de l'année dernière. Même tendance chez Leleux, autre ténor du courtage en ligne belge, où le volume de transactions en janvier a augmenté de 30 % par rapport au nombre moyen de transactions par mois en 2016, chiffre qui avait quant à lui baissé de 48 % par rapport à 2015. Pour mémoire, l'ensemble des acteurs du secteur (sociétés de Bourse, Euronext Bruxelles, etc.) avait fortement critiqué l'an dernier l'instauration de cette taxe sur la spéculation qui frappait à hauteur de 33 % les plus-values réalisées sur la revente de certains produits financiers cotés en Bourse endéans les six mois. A raison puisque celle-ci a lourdement pesé sur leurs activités et que ses rentrées pour les caisses de l'Etat n'ont pas compensé la baisse des recettes de la taxe sur les opérations de Bourse (TOB). D'où finalement la marche arrière du gouvernement pour mettre un terme à ce fiasco budgétaire et abandonner la taxe au 1er janvier 2017. Tout bénéfice pour les investisseurs et les courtiers. De même que pour l'Etat dont les recettes en matière de TOB sont, par exemple, chez Leleux en progression de 36 % par rapport à janvier 2016. Seul hic, le gouvernement planche actuellement sur une réforme de l'impôt des sociétés, dont une taxation des plus-values est une piste de réflexion. S.B.