Le secteur de la vente de vêtements ne va pas bien en Belgique et la pandémie n'a rien arrangé. Selon Comeos, la fédération du commerce organisé, le secteur a perdu près d'1,2 milliard d'euros depuis le début de l'année par rapport à la même période en 2019. Fatalement, les conséquences ne se font pas attendre. Celio a placé ses filiales belge et française sous...

Le secteur de la vente de vêtements ne va pas bien en Belgique et la pandémie n'a rien arrangé. Selon Comeos, la fédération du commerce organisé, le secteur a perdu près d'1,2 milliard d'euros depuis le début de l'année par rapport à la même période en 2019. Fatalement, les conséquences ne se font pas attendre. Celio a placé ses filiales belge et française sous protection judiciaire. Quant à E5 Mode, il n'a échappé à la faillite que de justesse. Le tribunal doit encore se prononcer mais une majorité des créanciers s'est prononcée en faveur du plan de restructuration du nouveau propriétaire. Pour FNG, la maison mère de Brantano, de Fred + Ginger, de Miss Etam et de CKS, les ennuis se poursuivent. Fin de l'année dernière, le groupe accusait une perte de 292 millions d'euros sur l'exercice 2019. Pour un endettement total de plus de 700 millions d'euros, fruit empoisonné d'une politique d'acquisition démesurée. La crise du Covid-19 n'a rien arrangé et, début juin, Yves Pollé a été nommé CEO ad interim. Un manager de crise pour remplacer Dieter Penninckx qui a démissionné pour raisons médicales. Le couperet est tombé ce lundi matin, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire : FNG a introduit une demande de réorganisation judiciaire auprès du tribunal de l'entreprise de Malines. La restructuration prévue par Yves Pollé prévoit la fermeture de 47 magasins, ce qui pourrait entraîner la perte de 287 emplois. Soit un tiers des effectifs belges. Plus précisément, les 17 magasins Fred + Ginger fermeraient leurs portes. Ainsi que maximum 30 boutiques Brantano, Boutik by Brantano et Concept Fashion. Des emplois sont aussi menacés au sein du siège social situé à Malines. Selon les syndicats qui pestent contre les erreurs du CEO précédent, la procédure Renault devrait débuter la semaine prochaine.