La Weinstein Company est au bord de la faillite depuis les accusations de harcèlement, d'agressions sexuelles et de viols auxquelles doit faire face son fondateur Harvey Weinstein. Le fonds Colony Capital, initialement sollicité pour renflouer le studio, a finalement jeté l'éponge, ne souhaitant mettre sa propre image en danger. Si le nom d'autres studios (MGM, Lionsgate, ...

La Weinstein Company est au bord de la faillite depuis les accusations de harcèlement, d'agressions sexuelles et de viols auxquelles doit faire face son fondateur Harvey Weinstein. Le fonds Colony Capital, initialement sollicité pour renflouer le studio, a finalement jeté l'éponge, ne souhaitant mettre sa propre image en danger. Si le nom d'autres studios (MGM, Lionsgate, etc.) sont cités pour reprendre la Weinstein Co, deux candidats se détachent très nettement du lot. D'abord, un groupe d'investisseurs mené par Maria Contreras- Sweet a officiellement déposé une offre évaluée à 275 millions de dollars. Maria Contreras-Sweet est une ancienne banquière qui a créé un établissement destiné - principalement - aux Latino-Américains. Sous la présidence de Barack Obama, elle a dirigé l'Agence fédérale des PME. Dans une lettre au Wall Street Journal, elle a précisé vouloir diriger elle-même l'entreprise et y installer un conseil d'administration majoritairement féminin afin d'en " faire un modèle pour montrer qu'il est possible de gagner de l'argent tout en respectant ses employés ". Ce groupe serait intéressé par une reprise quasi complète de la société. Il souhaite aussi, en collaboration avec Gloria Allred, l'avocate des victimes, mettre en place un fonds d'indemnisation des victimes. L'autre candidat sérieux est aussi féminin. La société de production Killer Content s'est associée à la Fondation des femmes de New York et à Abigail Disney. La petite-nièce de Walt est une productrice et documentariste très engagée dans l'amélioration de la condition des femmes. Ce groupe serait intéressé par le rachat de certains actifs, comme le catalogue des droits des oeuvres de la Weinstein Co pour le cinéma et la télévision. Il souhaite consacrer une partie des bénéfices de la société reprise à des organisations qui aident les victimes d'agressions sexuelles.