Dans l'attente de l'issue du second tour de l'élection présidentielle en France, nous nous sommes tournés vers la Bourse indienne. Ces cinq dernières années, celle-ci a suivi une tendance résolument haussière, portant l'indice Sensex à un record historique de plus de 30.000 points la semaine dernière.
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Dans l'attente de l'issue du second tour de l'élection présidentielle en France, nous nous sommes tournés vers la Bourse indienne. Ces cinq dernières années, celle-ci a suivi une tendance résolument haussière, portant l'indice Sensex à un record historique de plus de 30.000 points la semaine dernière. Depuis la victoire aux élections, en mai 2014, du charismatique Narendra Modi, issu du parti nationaliste hindou BJP, le sentiment est largement plus favorable à l'égard du pays. Les prévisions de croissance de ce " sous-continent " abritant une population jeune de 1,2 milliard d'habitants sont en moyenne sensiblement plus élevées que pour les autres pays BRIC (acronyme pour Brésil, Russie, Inde et Chine), à 7 % pour cette année. Pour autant, le tableau n'est pas parfait en Inde. Modi s'est attiré les foudres de la population lorsqu'il a annoncé en novembre dernier le retrait de la circulation des billets les plus utilisés de 500 et 1000 roupies (INR) dans le cadre de la lutte contre la corruption et l'argent noir. La nouvelle a créé la panique dans cette économie où 80 % de toutes les transactions privées ont encore lieu en espèces. L'économie a dès lors pris une sérieuse raclée en fin d'année, sous l'effet combiné de l'effondrement des ventes de véhicules et de l'allongement considérable des files d'attente aux guichets des banques, la population tentant de parquer à la hâte sur un compte de dépôt ses billets bientôt sans valeur. Les tensions sociales ont été évitées de justesse. Les institutions officielles avaient revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année, de 7,6 à 6,8 %. Si la projection moyenne a cependant été relevée à 7 %, c'est en raison de la stabilisation de la situation au terme de ce premier trimestre. Initialement, l'indice Sensex avait réagi avec enthousiasme à l'arrivée au pouvoir de Modi : le baromètre a signé une progression de quelque 50 % en une année, pour atteindre un plafond au printemps 2015. À la mi-2016, une nouvelle tentative de record de l'indice a échoué, et après l'intervention anti-corruption inattendue de Modi, le Sensex a même accusé un repli de 10 %. Mais ces dernières semaines, il a donc pulvérisé le cap des 30.000 points. À 22 fois les bénéfices de 2016 et 17 fois ceux attendus cette année, au sein des marchés émergents les actions indiennes sont désormais bien plus chères que la moyenne. C'est par l'intermédiaire de la valeur Velcan, intégrée dans notre portefeuille modèle, que nous misons sur l'Inde et les changements intervenus et en cours depuis l'arrivée de Modi au pouvoir - allègement de la bureaucratie, engagement en faveur des énergies renouvelables, modernisation des infrastructures. Qui veut miser sur le potentiel de croissance de l'Inde à long terme, et de préférence sur repli, peut se tourner vers le tracker Lyxor ETF MSCI India (16,2 euros ; Euronext Paris ; code ISIN FR0010361683). Les actions indiennes sont désormais bien plus chères que la moyenne au sein des marchés émergents.