Les danseurs ont d'autant plus souffert du corona que le corps, au repos obligé, a pu égarer ses habitudes et donc menacer aussi la pratique, l'expérience, parfois de toute une vie. Cette biennale carolo interroge donc, notamment, l'effet d'un si long isolement sur l...

Les danseurs ont d'autant plus souffert du corona que le corps, au repos obligé, a pu égarer ses habitudes et donc menacer aussi la pratique, l'expérience, parfois de toute une vie. Cette biennale carolo interroge donc, notamment, l'effet d'un si long isolement sur la création au travers de 13 spectacles (la finale avec une pièce de Jan Fabre a été annulée, suite aux actuelles accusations d'inconduite sexuelle de l'artiste flamand). Le festival s'ouvre ces 14 et 15 octobre avec Simple, performance portant bien son nom, d'Ayelen Parolin, "d'inspiration dada". Autre grammaire, celle de La Ronde de Boris Charmatz, mixant littérature, théâtre et danse dans ces deux lieux hors normes que sont la gare du Nord de Bruxelles et l'ancien Tri postal carolo (15 et 16 octobre). Place aux femmes avec deux représentations de Fruit Tree de Lara Barsacq à la Raffinerie bruxelloise: une pièce pour quatre interprètes "nourrie par l'écoféminisme contemporain" (15 et 16 octobre). Toujours sur le même sujet de la nature, Earths de Louise Vanneste chorégraphie quatre danseuses dans un décor rappelant la mousse forestière, sous un subtil jeu d'éclairages renvoyant aux sensations du grand bol d'air extérieur. Pas un luxe en cette période de réhabilitation de la culture.