En arrivant à la Patinoire Royale, difficile de ne pas être bluffé par la vision de dizaines de pièces disposées dans le vaste espace. L'expo concoctée sur trois étages est ambitieuse par son objectif - raconter la sculpture belge de...

En arrivant à la Patinoire Royale, difficile de ne pas être bluffé par la vision de dizaines de pièces disposées dans le vaste espace. L'expo concoctée sur trois étages est ambitieuse par son objectif - raconter la sculpture belge de 1945 à 1975 - comme par la théâtralité signée Valérie Bach et son équipe. A savoir que des rideaux semi-transparents - qui rappellent ceux de la brillante expo de Steve McCurry à la Bourse - découpent la galerie de façon presque intimiste, pour des oeuvres qui ne le sont pas forcément. Monumentale, la fontaine de Pol Bury, semblable à celle exposée il y a peu au Bozar. Impressionnants, le Signal rouge de Francis Dusepulchre, ou le Marcher à contre-courant de Tapta. Passant de la figuration à l'abstraction, additionnant les matériaux, l'expo porte aussi en elle une électricité créative quasi libertaire, typique des années d'après-guerre. Vingt-neuf artistes en bénéficient ici, dont les renommés Félix Roulin, Olivier Strebelle, récemment disparu, Oscar Jespers ou Monique Guebels-Dervichian, auteur de plâtres émouvants. " Sculpting Belgium ", à La Patinoire Royale (Bruxelles) jusqu'au 23 décembre www.lapatinoireroyale.com