Jeudi 4 juillet, le réassureur Swiss Re a publié sa traditionnelle étude Sigma sur l'état de l'assurance dans le monde. La version 2019 (pour l'année 2018) conforte les tendances déjà observées. Les encaissements ont pour la première fois dépassé les 5.000 milliards de dollars, soit 6 % du produit intérieur brut mondial mais la croissance se montre surtout dans les produits non-vie puisque les faibles taux d'intérêt continuent de réduire la rentabilité des produits d'assurance-vie dans les marchés dit mûrs, soit l'Europe et l'Asie- Pacifique. Les Etats-Unis demeurent le plus grand marché devant la Chine et le Japon mais le shift en direction de l'est se poursuit et la Chine devrait devenir le pays n°1 vers 2030.

Les chiffres belges sont plutôt encourageants pour le consommateur. La prime moyenne payée l'an dernier s'est élevée à 2.385 euros, soit une augmentation d'à peine 30 euros (1,3 %) par rapport à 2017. On est donc très loin du record de 2005 où cette prime valait 3.208 euros ! Par prime moyenne, on entend toutes les dépenses d'assurances sur une année : habitation, responsabilité civile, auto, solde restant dû, assurance-vie, etc. Dans le classement établi par Swiss Re, la Belgique se classe 13e en Europe et 21e dans le monde. En d'autres termes, le Belge paie moins pour ses assurances que ses voisins français, allemands, britanniques, néerlandais et luxembourgeois.

Comme dans le rapport global, la situation des assurances-vie n'est pas brillante chez nous, en particulier pour les produits d'épargne à taux fixes garantis. La prime moyenne (1.375 euros) a progressé d'à peine 0,3 % pour les raisons citées plus haut. Par contre, en non-vie, la prime moyenne connaît sa plus forte augmentation depuis 2013 à 1.010 euros (+2,86 %).