Le gouvernement bruxellois lâche du lest sur la 5G. D'ici fin 2022, les normes d'émission qui visent à protéger la santé des habitants seront assouplies. La norme actuelle autorise les antennes à émettre jusqu'à 6 volts/mètre. Elle sera portée à 14,5 V/m, sach...

Le gouvernement bruxellois lâche du lest sur la 5G. D'ici fin 2022, les normes d'émission qui visent à protéger la santé des habitants seront assouplies. La norme actuelle autorise les antennes à émettre jusqu'à 6 volts/mètre. Elle sera portée à 14,5 V/m, sachant que cette nouvelle limite intégrera non seulement les émissions des antennes GSM mais aussi celles des antennes de radio et de télévision. Ces normes "light" restent néanmoins les plus strictes du pays et parmi les plus strictes en Europe. Les opérateurs télécoms, très demandeurs d'un allègement, auraient préféré un alignement sur les normes internationales recommandées par l'Organisation mondiale de la santé qui autorisent jusqu'à 41 V/m. Poussé dans le dos par des associations environnementales et un mouvement citoyen rejetant la 5G, le gouvernement bruxellois a choisi la voie du compromis. Avec cette norme intermédiaire, Bruxelles peut revendiquer une approche sanitaire prudente tout en permettant aux opérateurs d'assurer le déploiement du futur internet mobile ultra-rapide. Ces derniers clament depuis des années que les normes bruxelloises bloquent de facto l'installation de la 5G dans la capitale. Satisfait sans être enthousiaste, Proximus a qualifié la décision bruxelloise de "premier pas dans la bonne direction"