Deux tiers des acquéreurs sur le marché de l'immobilier neuf sont toujours des investisseurs. Rien ne semble vraiment arrêter leur marche en avant. Si la crise sanitaire récente a paralysé le secteur pendant quelques mois, celui-ci a repris de plus belle entretemps, la plupart des indicateurs restant au vert. Les seules inquiétudes concernent l'offre qui devrait être bien plus faible d'ici 12 à 18 mois.
...

Deux tiers des acquéreurs sur le marché de l'immobilier neuf sont toujours des investisseurs. Rien ne semble vraiment arrêter leur marche en avant. Si la crise sanitaire récente a paralysé le secteur pendant quelques mois, celui-ci a repris de plus belle entretemps, la plupart des indicateurs restant au vert. Les seules inquiétudes concernent l'offre qui devrait être bien plus faible d'ici 12 à 18 mois. Un contexte positif. L'immobilier reste un produit d'investissement attractif. L'épargne des ménages est toujours importante (260 milliards dorment sur les comptes) alors que les taux hypothécaires se maintiennent à des niveaux relativement bas. De plus, ils devraient le rester encore pour un temps relativement long. " Si la Banque centrale européenne remonte les taux, ce serait un signal catastrophique pour la relance économique, relève Pascal Lasserre, président de l'Association professionnelle des courtiers de crédit (APCC), et administrateur délégué d'Excel & Co. Il n'y a donc aucun risque là-dessus. " La demande locative pourrait par contre encore se renforcer vu les incertitudes économiques qui planent au-dessus de la tête de certains ménages. " Compte tenu de la volatilité des marchés financiers, l'immobilier reste une alternative pour les investisseurs, explique-t-on chez ING. La croyance des Belges dans l'immobilier soutient également les prix. " Les politiques fiscales ne devraient quant à elles guère évoluer dans les prochains mois. Les taux fixes toujours plébiscités. En 2019, près de 310.000 contrats de crédit hypothécaire ont été conclus, soit une hausse de 22 % par rapport à 2018. Selon la Banque nationale, ces taux se situaient entre 1,61% (pour les crédits à taux variable assortis d'une période initiale de fixité du taux d'une durée supérieure à 10 ans) et 2,05% (pour les crédits assortis d'une période initiale de fixité du taux d'une durée supérieure à un an et jusqu'à cinq ans). Neuf emprunteurs sur dix ont opté pour un taux fixe ou un taux variable assorti d'une période initiale de fixité des taux d'au moins 10 ans. Seuls 2 % des emprunteurs ont encore opté pour un taux d'intérêt annuel variable. Des transactions élevées. L'activité immobilière a été dynamique jusqu'au 15 mars, tous les indicateurs étant au vert. Elle a bien évidemment plongé pendant le confinement. Depuis le 11 mai, date de la reprise des activités immobilières, (et même si aucun chiffre n'a encore été publié), la plupart des témoignages de promoteurs, notaires ou agents immobiliers vont dans le même sens : la reprise des activités est intense. Mais au final, on sait déjà que le nombre de transactions en 2020 sera moins élevé qu'en 2019, année record. Des prix en hausse. Le prix moyen d'un appartement neuf en Brabant wallon est affiché au prix de 295.500 euros (pour une superficie moyenne de 98,5 m2), selon les derniers chiffres du bureau d'expertise de Crombrugghe & Partners. Soit une hausse de 2,5 % en un an. En Brabant flamand (94 m2), le prix moyen est de 279.650 euros, en hausse de 4,5 % en un an. Alors qu'à Bruxelles, il s'élève à 318.500 euros (stable par rapport à l'an dernier), pour une superficie moyenne de 95 m2. Quid de 2020 ? Si les banques prévoient une baisse des prix de l'immobilier de 3 % (KBC), de 2 % (ING) et de 1 % (BNP Paribas Fortis) en 2020, la plupart des acteurs de terrain sont beaucoup plus circonspects et tablent sur une stabilité des prix. Il y a par contre quelques inquiétudes par rapport à la baisse de la production de logements neufs, qui pourrait entraîner une hausse des prix début 2021.