Le rejet la semaine dernière par la Chambre des Communes de l'accord de Brexit suivi, peu après, du rejet d'un vote de défiance à l'encontre de Theresa May a plongé, un peu plus, le Royaume-Uni dans le chaos. Bien malin, celui qui pourra prédire ce qu'il va réellement se passer dans les prochaines semaines. Face à cette incertitude, en décembre déjà, la Commission européenn...

Le rejet la semaine dernière par la Chambre des Communes de l'accord de Brexit suivi, peu après, du rejet d'un vote de défiance à l'encontre de Theresa May a plongé, un peu plus, le Royaume-Uni dans le chaos. Bien malin, celui qui pourra prédire ce qu'il va réellement se passer dans les prochaines semaines. Face à cette incertitude, en décembre déjà, la Commission européenne avait adopté un plan d'action d'urgence pour limiter les dégâts en cas de sortie sans accord. Depuis la semaine dernière, les pays qui seront le plus affectés ont accéléré la mise en oeuvre du plan d'urgence. L'Irlande a ainsi adopté un paquet de lois couvrant la santé, la justice et la fiscalité. Elle a aussi démarré l'engagement de 1.000 douaniers supplémentaires et a acquis des terrains dans les ports de Dublin et de Rosslare pour construire des parkings et des structures d'inspection destinées aux camions. Le gouvernement français va, lui, prendre cinq ordonnances. L'une a trait au droit de pêche dans les eaux territoriales britanniques, une autre prévoit le rétablissement des contrôles aux frontières. Dans ce cadre, la France compte entamer des travaux d'aménagement pour 50 millions d'euros autour du tunnel sous la Manche et des ports français (Dunkerque, Calais, Le Havre). Les Pays-Bas concentrent leurs efforts sur Rotterdam, le plus grand port d'Europe. Ils comptent embaucher 300 agents douaniers supplémentaires d'ici au 30 mars ainsi que 150 vétérinaires et autres scientifiques pour les contrôles sanitaires. Enfin, en Belgique, le gouvernement Michel a adopté un avant-projet de loi qui prévoit des mesures techniques dans plusieurs secteurs dont, notamment, la nouvelle interconnexion électrique Nemo qui nous lie au Royaume-Uni. Il table sur un budget de 21 millions d'euros qui comporte 718 engagements aux Affaires étrangères, à l'Afsca, au SPF Economie ou aux Finances.