C'est un joli coup du site Buzzfeed et une fuite qui a fait grand bruit. La semaine dernière, il a publié une note confidentielle rédigée en janvier par le gouvernement britannique et qui chiffre l'impact du Brexit sur l'économie britannique.
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C'est un joli coup du site Buzzfeed et une fuite qui a fait grand bruit. La semaine dernière, il a publié une note confidentielle rédigée en janvier par le gouvernement britannique et qui chiffre l'impact du Brexit sur l'économie britannique. Sa conclusion est sans appel : quelle que soit l'issue des négociations entre Londres et l'Union européenne, l'économie du Royaume-Uni va se détériorer. La note examine trois scénarios post-Brexit : un accord de libre-échange complet avec l'Union européenne, l'adhésion du Royaume-Uni à l'Espace économique européen (à l'instar de la Norvège, de l'Islande et du Liechtenstein) préservant son accès au marché commun et, enfin, une absence d'accord. Dans les trois cas, la croissance de l'économie britannique souffre. Le premier scénario voit cette croissance perdre cinq points sur les 15 prochaines années. Le deuxième est le moins douloureux avec, seulement, deux points perdus. Le troisième est une véritable catastrophe avec huit points de croissance en moins. La même note indique qu'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, la Chine, l'Inde ou l'Australie n'apporterait, quel que soit le scénario, que 0,4 % de croissance. Le rapport examine aussi l'impact sur les régions et sur les secteurs. L'Irlande du Nord, la région de Birmingham et le Nord-Est seraient les plus atteints. Comme les secteurs financiers, la chimie, le textile, l'automobile, la distribution et l'agro-alimentaire. Seule l'agriculture serait épargnée par les conséquences du Brexit. Evidemment, les services du Premier ministre se sont empressés de minimiser la portée de la note. " Il s'agit d'un travail provisoire qui ne porte que sur des scénarios construits sur la base de solutions existantes ", a dé- claré le porte-parole de Theresa May, rappelant que Londres veut construire une relation " sur mesure " avec l'UE.