Festival à taille humaine planifié dans près de 20 salles bruxelloises, Francofaune se présente en partisan de la " biodiversité musicale " . Mais entre la cinquantaine d'artistes de l'édition 2018, circule de toute évidence un ADN commun. Celui d'une certaine effronterie, souvent à la lisière de ce fameux " g...

Festival à taille humaine planifié dans près de 20 salles bruxelloises, Francofaune se présente en partisan de la " biodiversité musicale " . Mais entre la cinquantaine d'artistes de l'édition 2018, circule de toute évidence un ADN commun. Celui d'une certaine effronterie, souvent à la lisière de ce fameux " grand public ", dont la reconnaissance permet de vivre de son art, et des audaces peu formatées. Le tout dans des lieux comme le 140, le Brass, le Mima, ViaVia, Madame Moustache ou le Jardin de ma soeur, ces trois derniers offrant dans le quartier Sainte-Catherine une alternative intimiste aux établissements plus touristiques. Certains choix semblent naturellement engageants : Baloji, Claude Semal, Frànçois Atlas, Jérôme Mardaga, Sacha Toorop ou encore Brigitte Fontaine qui, à 79 ans, demeure un phénomène à la fois musical et humain. Du genre à ne jamais renoncer à défricher des terres nouvelles. C'est aussi le cas de David Sharko Bartholomé qui, pour la toute première fois, propose en concert un répertoire francophone, quiplus est, dans une salle peu fréquentée par la chanson : le centre culturel Bruegel, dans les Marolles. Notre second choix personnel est celui d'Ivan Tirtiaux, au nouvel album toujours en attente depuis 2014. Son talent de chanteur influencé par la pureté folk, le mélo de Ferré et les sonorités brésiliennes, combiné à un jeu de guitare épanoui, se retrouvent dans deux soirées, le 5 octobre à La Vénerie et le 13 à la Maison de la création.