Le commerce en ligne continue d'attirer les entrepreneurs. C'est en tout cas ce qu'indiquent les chiffres publiés récemment par le cabinet d'études Retis dans le cadre de son recensement annuel des entreprises d'e-commerce. En effet, à la fin de l'an dernier, on dénombrait selon Retis pas moins de 7.831 entités juridiques actives comme e-commerces pure-players en B to C, c'est-à-dire actifs uniquement s...

Le commerce en ligne continue d'attirer les entrepreneurs. C'est en tout cas ce qu'indiquent les chiffres publiés récemment par le cabinet d'études Retis dans le cadre de son recensement annuel des entreprises d'e-commerce. En effet, à la fin de l'an dernier, on dénombrait selon Retis pas moins de 7.831 entités juridiques actives comme e-commerces pure-players en B to C, c'est-à-dire actifs uniquement sur internet et à destination du consommateur, excluant donc les magasins physiques dotés d'une boutique en ligne. Ce chiffre correspond à une augmentation de 45% sur la seule année 2020. "Une année exceptionnelle, notent les responsables de Retis. Le nombre de nouveaux assujettis TVA pour une activité pure player e-commerce a été très élevé: 3.264 entités." Rien de très étonnant quand on sait que, l'année passée, les confinements imposés par la crise sanitaire ont attiré les consommateurs sur le web. Seulement, derrière ces chiffres en apparence très positifs pour le secteur, se cachent quelques vraies problématiques. D'abord, une importante série de cessations d'activité dans le secteur: 887, soit sur un e-commerçant sur sept sur la seule année 2020. De quoi rappeler que "l'e-commerce n'a rien d'un eldorado", glissent les responsables du cabinet Retis selon qui beaucoup de ces entreprises en cessation sont des auto-entrepreneurs. Il faut dire que le secteur des pure players B to C serait essentiellement constitué de sociétés unipersonnelles: sur les 7.831 entités, 7.436 n'ont pas de salariés et seulement 47 dépassent 10 employés. "Ce qui montre que l'e-commerce reste un secteur est encore très jeune, confirment les experts. Plus de 90% des e-commerçants ne sont pas employeurs." Autre constat? La croissance s'effectue en grande partie en Flandre: 52% de croissance dans le nord du pays contre 30% en Wallonie. Pourtant, c'est en Wallonie que l'effet de rattrapage serait le plus nécessaire. Sur les 7.831 commerces en ligne B to C, 5.291 se situeraient en Flandre, 1.876 en Wallonie et 664 à Bruxelles.